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Commerce
Le pôle bio du Grand Marché de Provence est « structurant »

Jérémie Becciu, directeur du Min de Châteaurenard-Provence, explique les contours du projet d’installation d’un pôle bio dans le futur Grand Marché de Provence, au sein duquel Biocoop a déjà sa plateforme.

Pourquoi le futur Grand Marché de Provence a souhaité construire un pôle dédié à l’offre biologique ?

Jérémie Becciu : Nous n’avions pas d’offre biologique sur le Min de Châteaurenard-Provence il y a trois ans. Cela manquait énormément et notamment dans la perspective de la construction du futur Grand Marché de Provence. L’agglomération Terre de Provence s’est portée acquéreur d’un terrain en prévision du déplacement du Min, un terrain sur lequel une parcelle de onze hectares sera consacrée à des opérateurs des filières biologiques. Ce pôle sera situé sur la zone des Grands Vignes à Noves, au contact immédiat de Châteaurenard. Puis, nous avons rencontré Biocoop qui cherchait à construire une nouvelle plateforme logistique pour se rapprocher des bassins de production. Nous leur avons laissé 25 000 m2. Biocoop est très impliqué dans la structuration des filières. C’est un projet très structurant pour la région.

Que voulez-vous dire par structurant ?

J. B. : Le Min de Châteaurenard est le plus grand marché de producteurs en Provence. De plus en plus de maraîchers basculent vers l’agriculture biologique. Il y a de nombreux flux de producteurs qui vont livrer ailleurs dans la région, chez ProNatura, Univert, Relais Vert ou d’autres opérateurs. En permettant à Biocoop de s’installer près du marché, nous savions que nous allions attirer davantage de producteurs. L'installation d'un distributeur de cette taille près du marché va générer des flux au sein du pôle. La coopérative Solébio Païs, par exemple, voulait s’implanter à Châteaurenard. Comme elle travaille déjà avec Biocoop, elle va devenir un opérateur du Min et utiliser la logistique de Biocoop. C’est structurant. Le réseau Manger Bio aura également un box de ramasse. Il en a fait la demande. Aujourd’hui, nous sommes à 100 % de remplissage.

Il faut se donner la possibilité de regrouper l'offre biologique, de concentrer les flux autour de ce pôle

Quand ce pôle bio sera-t-il opérationnel ?

J. B. : Il devrait être opérationnel en 2022. L’acquisition du foncier est toujours en cours. Sur les onze hectares, dont une partie occupée par Biocoop, il est également question d’installer un pôle de transformation pour les produits locaux. Une surface de 4,5 hectares pour installer des transformateurs, et pas seulement dans les fruits et légumes. Il faut se donner la possibilité de regrouper l’offre biologique, de concentrer les flux autour de ce pôle.

Comment va-t-il être animé ?

J. B. : Grâce au cluster du Grand Marché de Provence, la troisième étape sera l’animation, la formation de la filière. Il sera notamment question de former les opérateurs à la mise en marché des fruits à pépins, par exemple. On peut entre autres leur apprendre à gérer les aléas du marché. A la fin du mois de novembre ou début décembre, nous allons aussi organiser un "speedmeeting" pour que les détaillants, grossistes, industriels, distributeurs puissent déjà sourcer les producteurs qui seront présents sur le pôle bio. Le cluster sera là pour dynamiser le tissu d’opérateurs.

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