Les actus d’Ovilab Technologies agrivoltaïques, de quoi parle-t-on ?

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Schéma : La disposition 4H permet une meilleure répartition de l'eau sous le panneau.©Institut de l'élevage
Les hauteurs de bas de table ne doivent pas être inférieures à 1,50 m, afin de faciliter la circulation des animaux et la surveillance du troupeau. Crédits : © snapshotfreddy - stock.adobe.com
Schéma : Les tables photovoltaïques peuvent être fixes vers le sud ou mobiles en suivant un axe est-ouest.© Institut de l'élevage

Le chantier du site agrivoltaïque expérimental Ovilab, sur la ferme ovine du Mourier, va pouvoir débuter, avec l’accord de l’administration. L’occasion de faire un panorama des technologies existantes en agrivoltaïsme ovin.

Le site de démonstration d’Ovilab (0,9 hectare), dont l’objectif est d’illustrer la diversité des solutions déployées dans les centrales agrivoltaïques associées à une activité ovine, a obtenu une autorisation administrative cet été. L’occasion pour nous de vous proposer un rapide tour d’horizon des technologies agrivoltaïques actuellement rencontrées en production ovine.

Une centrale agrivoltaïque est constituée de panneaux solaires fixés à des tables, elles-mêmes soutenues et ancrées au sol grâce à un support. Ces tables sont organisées en rangées sur la parcelle. Un système de câbles, internes à la centrale, permet d’acheminer le courant continu vers les postes de transformation, puis le courant alternatif vers le poste de livraison. 

L’énergie produite est ensuite injectée dans le réseau électrique à partir d’un poste source, situé en dehors de la centrale. En production ovine, les différences entre technologies concernent vont concerner cinq paramètres.

L'orientation des panneaux sur les tables photovoltaïques

Ils peuvent être fixés de façon verticale (« 2V ») ou horizontale (« 4H »). Le suivi du prototype ovin de Valéco à Charolles (Saône-et-Loire) a récemment mis en évidence qu’une orientation horizontale est favorable à la répartition de l’eau sous les panneaux et limite la dégradation du sol.

Le type de tables photovoltaïques

Elles peuvent être fixes et orientées au sud ou mobiles et orientées Est/Ouest, afin de suivre la courbe du soleil au cours de la journée et optimiser la production. Cette technologie mobile est également dénommée « trackers ».

Lire aussi : L’inventaire écologique avant toute implantation de centrale agrivoltaïque

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Les hauteurs de bas de table photovoltaïque

En production ovine, la Fédération nationale ovine (FNO) et l’Institut de l’élevage (Idele) recommandent une hauteur de bas de table minimum de 1,50 mètre, afin de faciliter la surveillance du troupeau et favoriser la circulation et le bien-être des animaux.

Le type de support des tables photovoltaïques

Il peut être constitué d’un unique pieu (technologie « monopieu ») ou de deux pieux (technologie « bipieux »). En termes d’ancrage au sol, ces pieux peuvent être fixés avec du béton ou enfoncés profondément dans le sol sans artificialisation, on parle alors de « pieux battus » ou « pieux vissés ». 

Il est désormais répandu que les technologies de type « monopieux battus ou vissés » sont plus compatibles avec une activité agricole (artificialisation des sols limitée et chantiers agricoles préservés).

La distance entre les rangées de tables photovoltaïques

Elle doit permettre de maintenir une activité agricole similaire à une parcelle sans tables agrivoltaïques, notamment en termes de circulation avec des engins. Depuis 2024, la loi impose un taux de couverture de 40 % maximum. Par exemple, pour des tables de 2 mètres de large, la distance entre panneaux est de 5 mètres minimum.

Les résultats des expérimentations menées aujourd’hui et demain en centrales agrivoltaïques vont permettre d’améliorer les connaissances, notamment en termes de compatibilité avec l’élevage ovin, et de faire progressivement évoluer les technologies. C’est tout l’intérêt d’Ovilab !

Ovilab est la première plateforme de recherche et de démonstration agrivoltaïque en production ovine. Issue d’une association entre Idele, le Ciirpo et QAIR France, elle sera située sur la ferme expérimentale du Mourier (Haute-Vienne), avec une mise en fonction progressive entre 2026 et 2028. L’objectif est de fournir des références sur l’impact des centrales agrivoltaïques sur le système d’exploitation et sur la production d’énergie.
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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