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Préparer son élevage aux épisodes de canicule

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En cas de fortes chaleurs, il faut offrir de l'eau, de l'air et de l'ombre aux animaux. Crédits : © F. Tahon/archive
La firme service CCPA propose depuis 2015 une application et un site internet thermo-heatstress.com pour alerter des fortes chaleurs sur les animaux. Crédits : © CCPA
Lors de canicules, on ouvrira les portes en grand lors des moments les plus frais pour les refermer ensuite et limiter le rayonnement direct du soleil. Crédits : © B. Morel
En cas de fortes chaleurs, il faut offrir de l'eau, de l'air et de l'ombre aux animaux. Crédits : © B. Morel/archive

Dans un épais rapport portant sur la prévention et la gestion de futurs épisodes de vagues de chaleur, le ministère de l’Agriculture liste une série de recommandations pour maintenir la survie et le confort des animaux lors de canicule. En élevage tout d’abord, la prévention passe par l’adaptation des bâtiments et de la conduite d’élevage aux changements climatiques. Pour ce faire, les instituts techniques sont mobilisés pour réfléchir aux équipements et à l’organisation de bâtiments plus résilients face à des chaleurs élevées. Pour les ruminants, l’Institut de l’élevage rappelle des mesures de bon sens telles que d’apporter de l’eau fraîche et propre à volonté, distribuer l’alimentation aux heures fraîches ou offrir de l’ombre aux animaux. Pour des bergeries moins chaudes, Idele recommande d’isoler les toitures et d’ouvrir les portes aux heures fraîches pour fermer ensuite celles qui sont exposées au rayonnement direct du soleil.

Le rapport souligne que la gestion d’une canicule ne se fait pas au moment du pic de chaleur mais bien dès la fin de l’hiver. Ce qui permet aux éleveurs de se préparer à l’éventualité d’un été difficile pour assurer le bien-être de leurs animaux pendant cette période de forte chaleur et assurer la rentabilité des exploitations qui pourraient être mis à mal par une forte mortalité.

La filière équarrissage est également appelée à améliorer sa capacité à gérer les pics d’intervention face à l’augmentation de la mortalité due aux pics de chaleur. À défaut, des solutions de stockage des cadavres d’animaux en élevages en attente de collecte doivent être validées ou des solutions de délestage pour les sociétés d’équarrissage doivent être proposées.

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Le transport d’animaux vivants est à limiter pendant les épisodes de fortes chaleurs. Interbev rappelle que le transport d’animaux est interdit de 13 à 18 heures dans les zones classées par Météo France en vigilance orange et rouge en raison d’un risque de canicule. Des dérogations existent pour les camions climatisés ou munis de brumisateurs. Par forte chaleur, des mesures doivent être prises pour que l’intérieur des camions n’excède pas les 30 °C.

Le saviez-vous ?

Une application pour prévenir les coups de chaud

La firme service CCPA propose depuis 2015 une application et un site internet thermo-heatstress.com pour alerter des fortes chaleurs sur les animaux. L’application gratuite ThermoTool sur smartphone ou tablette donne un indice de stress thermique en fonction de la température et de l’humidité et chiffre les pertes potentielles de production de lait. Une façon aussi de mettre en avant sa gamme d’aliments Thermo, développée pour aider les animaux à résister aux coups de chaud.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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