bordeaux Pas d’exclusion des vignerons bio à Bourg

- - 2 min
À ce jour, la certification HVE ne peut être intégrée dans le cahier des charges des côtes de bourg, indique son directeur. Crédits : © ODG Côtes de Bourg

Les côtes de Bourg excluront-elles les vignerons bio à partir de 2025 ? Voici la vérification de la rédaction.

Les côtes de bourg ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Mais à tort. Contrairement à ce que l’on a pu lire ou entendre, les vignerons bio ne devraient pas être exclus de l’appellation en 2025. « Nous avons voulu être précurseurs, retrace Didier Gontier le directeur du syndicat. Dès que la loi Egalim a imposé d’inscrire une et une seule certification dans le cahier des charges des appellations, nous avons voulu nous positionner. » En février 2020, au cours de l’assemblée générale, les viticulteurs de l’AOC ont à 82 % opté pour la HVE3 (au détriment de la bio), cette certification recouvrant 79 % des surfaces de l’appellation.

Une obligation qui ne figure pas dans le cahier des charges

Mais à l’heure où nous écrivons, cette obligation n’est pas inscrite dans le cahier des charges de l’appellation. L’Inao a été interrogé et une commission d’enquête est en cours. Mais cette certification ne devrait pas être la seule autorisée à terme, l’Inao ayant introduit une nuance de taille en 2021 : il est désormais possible d’inscrire une ou plusieurs certifications dans le cahier des charges.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

« L’Inao demande à notre ODG de représenter sa demande le moment venu, lorsque les directives gouvernementales seront actées et confirmées, c’est-à-dire dans les années à venir, indique le syndicat dans son communiqué de presse du mois de janvier 2022. À ce jour, la certification HVE ne peut être intégrée dans le cahier des charges de l’ODG. Il est prévu que les vignerons de l’appellation se prononcent dans l’avenir sur ces mesures, lorsque les textes réglementaires et décrets d’application seront publiés. » En somme, beaucoup de bruit pour rien…

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires