Sur 2026, les principaux exportateurs de produits laitiers devraient voir leur collecte de lait progresser de nouveau. La hausse la plus forte est attendue en Nouvelle-Zélande. Néanmoins c’est du côté des États-Unis que la dynamique export est la plus notable. L’Union européenne est le bassin le moins dynamique.
+1,6 %, c’est la hausse attendue de la collecte de lait de vache en 2026 chez les cinq plus grands exportateurs de produits laitiers (Argentine, Australie, Union européenne, Nouvelle-Zélande et États-Unis), selon les prévisions de l’USDA.
La hausse la plus forte, de 2,6 % est attendue en Nouvelle-Zélande, pour atteindre le record de 22,5 millions de tonnes. Les prix du lait favorables, les marges des producteurs en hausse, la progression du cheptel laitier et les investissements pour la productivité permettent le développement de la production. L’USDA alerte tout de même sur les incertitudes liées au phénomène El Nino qui pourrait limiter la pousse de l’herbe en fin d’année, à une période critique.
L’Argentine et l’Australie collectent davantage de lait
Après avoir déjà grimpé de plus de 8 % en 2025, la collecte laitière en Argentine devrait progresser de 2,4 % en 2026. Même progression attendue en Australie, +2,4 % par rapport à une année 2025 qui a été pénalisée par la sécheresse. Les volumes supplémentaires devraient être en priorité orientés vers la production de fromage. Restent les incertitudes climatiques.
Les États-Unis toujours dynamiques sur l’export de produits laitiers
La collecte de lait aux États-Unis progressera de 2,1 % en 2026 estime l’USDA. Le pays est tiré par ses très bons résultats à l’export, où il bénéficie d’une compétitivité très forte par rapport aux origines UE et NZ. La filière laitière américaine profite de bonnes conditions climatiques et de l’ouverture de nouvelles laiteries. Les États-Unis affichent une très forte hausse de leurs exportations de beurre et de fromage, vers un éventail de pays acheteurs qui se déploie. Sur 2026, l’USDA s’attend à un nouveau bond de 23 % des exportations de fromage et de 40 % de celles de beurre.
La collecte laitière est moins dynamique dans l’UE
Enfin, en Union européenne, la croissance de la collecte de lait est attendue moins prononcée que dans les autres bassins, avec seulement + 1%. Les gains de productivité devraient plus que compenser la baisse du cheptel.