Organisation de producteurs : « Nous avons un deuxième acheteur pour notre lait, Savencia, en plus de Lactalis »

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Le contrat cadre porte sur 10 millions de litres, évolutifs. Crédits : © Savencia

OPLGO, une organisation de producteurs qui ne négociait jusqu’ici qu’avec Lactalis, a signé un accord-cadre pour 10 millions de litres de lait avec Savencia, qui apporte de la souplesse sur les volumes à certains de ses producteurs.

« À partir de maintenant, nous négocions avec un nouvel acheteur de lait, Savencia, en plus de Lactalis », plante Frédéric Epineau, président de l’OP (organisation de producteurs) OPLGO, qui représente 850 exploitations laitières pour 650 millions de litres de lait dans le grand Ouest, contractualisés avec Lactalis.

Un accord-cadre a été signé par la laiterie Savencia et OPLGO fin août, pour cinq ans. Il porte sur 10 millions de litres de lait, « évolutifs », souligne le représentant de producteurs.

Ce contrat apporte de la souplesse

« Ces volumes apportent une solution à certains de nos mandants sur la zone de collecte de Savencia (sud Manche). Ceux qui veulent optimiser leur outil de production mais qui sont bridés par leur contrat Lactalis, pourront honorer deux contrats : Lactalis en priorité et puis Savencia, à condition d’avoir deux tanks à lait », détaille Frédéric Epineau.

En outre, « maintenant que nous avons un accord-cadre avec Savencia, cela permet à certains de nos producteurs qui reprennent une exploitation sous contrat avec Savencia, de conserver le contrat Savencia en plus de leur contrat Lactalis. Enfin, tous les éleveurs ayant un contrat Savencia peuvent nous rejoindre. Etant encore sous contrat et collectés par Savencia, leurs volumes ne sont pas concernés par ce contrat », précise le président d'OPLGO.

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Plus qu’une formule de prix

Savencia détaille les grandes lignes du contrat-cadre dans un communiqué :

  • « une formule de prix du lait, conforme à Egalim, qui intègre les coûts de production et l’évolution des marchés 
  • une gestion concertée des volumes
  • un accompagnement au renouvellement des générations, avec des aides à l’installation, des aides au remplacement pendant les congés ainsi qu’un kit d’équipements dédié aux nouveaux producteurs
  • un accompagnement à la transition agricole des exploitations, reposant sur la réalisation de diagnostic CAP’2ER, un support technique et humain ainsi qu’un soutien financier permettant à chaque producteur de construire et suivre son plan d’actions pour améliorer son empreinte carbone »

 

Volumes mutualisés, aides aux jeunes, etc.

« Notre accord montre que la mutualisation des volumes est possible, tandis que Lactalis préfère maintenir la gestion individuelle des volumes, avec une pénalité pour dépassement individuel de sa référence laitière même quand le collectif ne dépasse pas la somme des références individuelles », souligne Frédéric Epineau, qui rappelle que OPLGO n’a pas d’accord cadre pour les volumes avec Lactalis.

Pour le prix du lait, « il est inutile de perdre son temps et son énergie à se battre pour un prix de base qui suivra de toute façon les marchés. Mieux vaut se concentrer sur ce qui peut être négocié : la valorisation de la matière utile, l’aide aux jeunes, l’aide au remplacement ou aux engagements environnementaux », conclut le président de l’OP. Pour rappel, avec Lactalis, c’est l’Unell (Union nationale des éleveurs liés par contrat à Lactalis), à laquelle adhère OPLGO, qui négocie la formule de prix et les ajustements en cours d’année.

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