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Cantine : Max Havelaar veut soutenir une « commande publique équitable »

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A l’occasion du salon des maires et des collectivités locales, Max Havelaar France lance une initiative de soutien à la commande publique équitable « notamment par une valorisation maximum des communes qui ont le courage de s’engager », indique Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France. « Elle prendrait la forme d’un collectif d’acteurs publics souhaitant s’engager », ajoute-t-il.  

Sans contrainte d’adhésion ni de contribution, ce collectif viserait à :

  • accompagner les collectivités au travers de webinaires individuels ou collectifs pour déployer leurs actions visant une juste rémunération des producteurs dans la restauration collective, et plus largement dans la commande publique ;
  • créer un espace de dialogue neutre avec des acteurs publics et privés (volontaires eux aussi) engagés dans des offres responsables-durables-équitables (réseaux spécialisés, commande de l’Etat, fournisseurs, grossistes, sociétés de restauration, entreprises équitables…) ;
  • créer et transmettre une base de données de fournisseurs permettant d’appréhender la réalité quantitative des produits équitables (tous labels confondus) dans la restauration collective - que ces produits viennent de France, d’Amérique Latine, d’Asie ou d’Afrique ;
  • valoriser les engagements des membres du collectif au travers des médias, newsletters dans réseaux spécialisés et l’organisation de Trophées Annuels ;
  • recenser les engagements des acteurs via une « carte de France » des achats équitables.

Qu'en pensent les parents ?

Pour étayer sa proposition, Max Havelaar s’appuie sur les résultats de son quatrième baromètre de la transition alimentaire réalisé par Opinion Way*. Pour la première fois, un décryptage a été fait sur les cantines grâce aux regards croisés parents / enfants sur l’alimentation responsable dans les cantines scolaires. Il en ressort notamment que 65% des parents souhaitent des « solutions alternatives innovantes de la part des pouvoirs publics pour ne pas payer plus cher la cantine de leur enfant ».

Face à l’inflation, les parents « refusent le dilemme opposant qualité et accessibilité ». 93% des Français interrogés s’estiment favorables aux démarches d’alimentation durable de leur commune, 90% veulent même maintenir l’obligation Egalim de proposer des produits durables et de qualité. Pour autant, ils sont 13% à vouloir baisser l’exigence durable, 21% à pouvoir payer plus cher pour la maintenir au profit d’adaptations pragmatiques (65%).

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Par ailleurs, 63% des parents interrogées croient savoir que la nourriture servie à la cantine où déjeunent leurs enfants est responsable (bio, locale, équitable…), mais moins d’un parent sur cinq (18%) en est tout à fait certain. Cette incertitude peut s’expliquer par le manque de communication des établissements à cet égard : près d’un tiers des parents ignore si l’école de son enfant lui propose à la cantine des produits locaux (27%), made in France (31%) ou encore issus du commerce équitable (37%).

Pour rappel, les loi Egalim et Climat & Résilience ont introduit les produits équitables dans les 50% de produits durables demandés aux collectivités depuis janvier 2022.

* Etude réalisée auprès de 2320 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus du 30 septembre au 17 octobre 2022 par questionnaire autoadministré en ligne.  

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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