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Une consommation en déclin régulier

Il y a plusieurs décennies que la consommation de viande, et notamment de viandes rouges, connaît un déclin en France. C’est d’ailleurs toute la consommation alimentaire qui a fortement évolué depuis la seconde guerre mondiale.
Dans une étude rendue publique en 2003, Pierre Combris (INRA) retrace ces évolutions qui ont vu la pomme de terre, le pain et le vin remplacés peu à peu par d’autres produits, tandis que la consommation alimentaire totale restait peu ou prou stable.
La principale évolution réside en l’accroissement de la part des protéines d’origine animales dans nos menus, passée de 30 % de la ration calorique en 1950 à 40 % trente ans plus tard. C’est notamment cet accroissement qui a entraîné celui de la part des lipides issus des graisses animales, qui provoque les premiers avertissements des nutritionnistes au début des années 1980.
Allant plus loin dans son analyse, le chercheur de l’Inra s’est penché sur le cas de la viande en particulier, et notait dans un tableau que la consommation de viande ralentissait plus vivement que les produits laitiers, eux aussi d’origine animale. Ainsi, la consommation de bœuf, après avoir fortement augmenté entre 1950 et 1980 en passant de 11 kg par personne et par an jusqu’à 19,2 kg, avait ensuite reculé à 14,9 kg en 1999 ; la viande ovine restant stable durant toute cette longue période et les produits du porc, le jambon et la charcuterie progressant beaucoup plus vite que la viande fraîche du même animal.
De leur côté, les produits laitiers ont eux aussi connu d’intenses variations, la consommation de lait chutant de 105 litres par an et par personne à 67 entre 1950 et 1999, tandis que les fromages progressaient de 7,8 kg à 26,8 kg et les yaourts et desserts lactés de zéro en 1950 à 28,9 kg en 1999.
Rédaction Réussir

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