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Un bien sulfureux vinaigre balsamique

Les producteurs italiens de l’Aceto Balsamico di Modena ont toléré dans le passé qu’apparaissent sur les marchés, et sous ce nom en l’absence de protection suffisante, des mixtures très diverses. Puis ils ont tenté de limiter les dégâts et ont présenté à Bruxelles un dossier IGP. Mais celui-ci traîne dans les bureaux depuis 4 ans, et n’est toujours pas près de sortir. Les experts de la Commission se grattent le menton, d’autant plus que l’imbroglio est total à la source et que les fonctionnaires en charge du dossier ayant entre-temps changé plusieurs fois, plus personne ne le maîtrise correctement. En fait, le vinaigre Balsamico est aujourd’hui présent dans tous les supermarchés et chez tous les discounters sous des marques innombrables, avec une grande hétérogénéité de qualités et de prix. Les producteurs traditionnels, qui voudraient reprendre le contrôle du produit à travers cette IGP, se heurtent bien entendu à tous les industriels italiens et non italiens, qui en produisent. Les uns prétendent que l’on est devant une appellation devenue générique, les autres défendent l’appellation Balsamico mais sans l’indication géographique « di Modena ». Et pour couronner le tout, les services de la Commission viennent de faire savoir au ministère italien de l’Agriculture qu’ils n’examineraient un dossier de protection que pour une appellation « Aceto Balsamico modenese » ! Le ministère a prévenu les industriels du consortium de protection, qu’ils auraient encore 9 mois pour utiliser les anciennes étiquettes, pas un de plus. Bref, cette affaire de vinaigre tourne à l’aigre.

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