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SIA 2005 : « la viande est un produit pratique»

Pour la deuxième année consécutive, le CIV, Interbev, avec la participation de Fil Rouge et le soutien de l’Ofival, occupent un même stand au Sia. Sur plus de 1 300 mètres carrés, Planète Viande s’articule autour d’espaces Métiers, Produits et Dégustation.

LM : Quelle importance donnez-vous à l’espace Découverte des produits ?

Louis Orenga : Les dernières études de consommation révèlent notamment deux tendances. Le temps passé à la préparation des repas ne diminue plus et les produits bruts suscitent un regain d’intérêt. Nous allons en profiter pour faire redécouvrir la viande. Les consommateurs doutent de son aspect pratique, qui est un critère de plus en plus recherché. Effectivement, la viande se mange avec une garniture et est associée à des instants de convivialité. Mais, elle est pratique en terme nutritionnel et gastronomique. Il faut que les Français se réapproprient la notion de plat, de connaissance des morceaux. Sur ce point, le bœuf, l’agneau ou les produits tripiers pâtissent d’une appréhension culinaire, par rapport à la volaille, au jambon, à la charcuterie. Les questions souvent entendues sont : « Est-ce le bon morceau ? », « Vais-je savoir le préparer ? ». Des professionnels seront présents sur le stand pour donner des conseils d’achat et de préparation. Les consommateurs ont une méconnaissance des morceaux de viande. La diversité de leurs achats se réduit, même dans les quartiers nobles.

LM : Une des nouveautés est la présence d’une diététicienne. Comment interviendra-t-elle ?

Louis Orenga : Les visiteurs pourront établir leur profil nutritionnel. Un questionnaire a été élaboré, à partir duquel la diététicienne apportera des conseils personnalisés. Cette action intervient dans le prolongement des actions sur l’équilibre alimentaire, à savoir des programmes courts sur TF1, puis une campagne européenne. Notre ambition est de redonner des repères au consommateur. Depuis 20 ans, la consommation de viande est en baisse. Plus ça baisse, plus on constate des dérives, comme l’obésité. Un grand nombre d’idées reçues reste à combattre.

LM : Planète Viande propose un grand nombre d’animations pour les enfants. Sont-ils une cible prioritaire ?

Louis Orenga : Les enfants et préadolescents ont été très marqués par la suppression du bœuf dans les cantines, au moment de la crise de l’ESB. Ils ont entendu leurs parents les mettre en garde sur la viande bovine à l’école. Le risque est qu’il y ait aujourd’hui un effet retardataire sur la consommation. Le Sia est l’occasion d’expliquer aux enfants ce qu’est une viande, un poisson, un fruit, un légume. Cela permet de rectifier le décalage créé par la pub, où l’on voit surtout des produits élaborés. Certains enfants imaginent une mer peuplée de poissons panés. Les jeux sur notre stand présentent la réalité. Ils s’adressent aux 5 à 12 ans.

LM : Les adultes ont-ils aussi des idées fausses ?

Louis Orenga : Certains consommateurs ont une image très industrielle des exploitations bovines, en ayant à l’esprit les modes d’élevage des porcs et des volailles. Des éleveurs seront présents en permanence sur le stand pour répondre aux questions sur la conduite des animaux, leur alimentation. Des industriels expliqueront le conditionnement sous vide, présenteront les nouveaux produits. 

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