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Paris introduit de la politique dans le Bio

Légumes et viande bio sont proposés dans 170 crèches municipales pour un surcoût de 200 000 euros.

Le Bio peut décidément dire merci aux pouvoirs publics et aux collectivités locales, qui sont de plus en plus nombreuses à l’ajouter, plus ou moins parcimonieusement, dans leurs menus.

La semaine dernière, la mairie de Paris a tenu à faire connaître son engagement dans ce sens, puisque depuis le début de l’année la moitié des 350 crèches municipales propose carottes, épinards, pommes de terre et steaks hachés de bœuf exclusivement issus de l’agriculture biologique. Cette mesure, qui représente un surcoût de 200 000 euros sur un budget total de 1,6 million d’euros, fait suite à la réunion d’un groupe de travail sur l’alimentation décidée en juillet 2003 lors du Conseil de Paris. L’instigatrice de cette orientation, Olga Trostiansky, adjointe au maire chargée de la petite enfance et de la famille, parle de démarche politique et volontaire. « Nous nous sommes demandés si nous avions des produits supérieurs avec l’agriculture biologique. En fait, les qualités sont souvent égales sur un plan nutritionnel, mais c’est une logique où l’on se dit que c’est au moins équivalent ». En se concentrant sur quatre produits seulement, l’objectif affiché est de participer au renforcement de la filière bio « dans une démarche de développement durable », que Mme Trostiansky justifie par l’absence de résidus de pesticides et une moindre teneur en nitrates. Introduites en premier, les pommes de terre (169 tonnes) et les carottes bio (48,6 tonnes) représentent la majorité du volume de bio servi dans les crèches, qui devrait atteindre 227 tonnes sur l’ensemble de l’année. La différence se répartit entre les épinards (7,8 tonnes) et les steaks hachés de bœuf (1,6 tonne).

Introduire le bio à petites doses

Durant un an, la mairie va mener une évaluation des repas servis, pour tirer des enseignements de l’opération. La moitié des crèches qui était tenue à un marché public jusqu’à fin 2004 a pu intégrer ces nouvelles composantes dès le début de l’année en cours, alors que la moitié restante ne pourra le faire qu’en 2006, lors du renouvellement.

La visée de la mairie n’est pas de faire du tout bio, mais de l’introduire à petites doses, avant d’en tirer des enseignements. L’introduction de produits laitiers bio, comme

les yaourts ou le camembert n’est pas exclue, « mais il s’agit plutôt d’une perspective » ajoute Olga Trostiansky.

Rédaction Réussir

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