Aller au contenu principal

MC Porc mise sur les signes de qualité

Le groupement des producteurs de porcs du Massif Central compte sur la démarche qualité pour résister à la crise.

MC Porc a tenu le 15 avril dernier son assemblée générale à Montluçon (Allier), l’occasion pour ses dirigeants d’indiquer qu’« en dépit d’un contexte économique difficile, la coopérative a poursuivi son développement». Sur 2004, 601 000 porcs ont été produits, soit une hausse de 2% obtenue par les 575 adhérents. Quant au nombre de truies, qui représente le potentiel de production, il se maintient à 33 550, chacune parvenant à sevrer 25,8 porcelets par an.

Rappelant que l’an passé le coût de production du porc charcutier s’élevait à 1,22 e (main-d’œuvre comprise) pour les naisseurs engraisseurs de MC Porc alors que le prix de vente moyen a été de 1,3 e, les dirigeants ont exprimé leur soulagement de voir la pression sur la trésorerie diminuer mais espèrent tout de même des marges plus importantes sur 2005. « C’est grâce à une démarche qualité entreprise depuis longtemps que le groupe a pu surmonter la baisse des cours l’an passé», a expliqué Gérard Dutoit, le directeur général.

La coopérative va poursuivre dans cette voie en commençant tout d’abord par l’IGP pour la salaison puisque comme l’a indiqué M. Dutoit, « à terme les produits de salaisons régionales devront être fabriqués avec de la viande de porc régionale». MC Porc travaille actuellement sur deux dossiers : celui du Jésus et de la Rosette de Lyon pour lesquels l’Inao a donné un avis favorable et dont la commercialisation a débuté ; et celui des Salaisons d’Auvergne, en cours d’instruction et porté par un consortium nouvellement créé regroupant l’ensemble des opérateurs régionaux : éleveurs, abatteurs et salaisonniers.

Une opportunité pour la production Label Rouge

Dans le même sens, MC Porc a déposé un dossier de CCP pour des truies charcutières qui devrait permettre d’utiliser cette viande pour la fabrication du saucisson Label Rouge, en particulier dans les entreprises de salaison régionale. Avec la perspective de fabriquer dès avril 2006 des produits Label Rouge avec une viande elle-même Label Rouge, un nouveau cahier des charges a été initié avec l’Association de promotion des viandes du centre (APVC) devant permettre aux producteurs de répondre plus facilement à leurs nouvelles obligations. Une production de 200 porcs par semaine est d’ores et déjà en place. « Il peut s’agir d’une opportunité pour la filière Label Rouge porc du Limousin», estiment les dirigeants. L’assemblée générale a également été l’occasion d’évoquer la montée en puissance de l’abattoir Forez-Porc de Lapalisse dans lequel MC Porc est partie prenante aux côtés de la coopérative Epicentre. Outil qui abat désormais chaque semaine 10 000 porcs.

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio