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L’Onic pointe « l’imprévoyance » de la Commission européenne

Les restitutions sont encore jugées insuffisantes. Des inquiétudes persistent sur les stocks de l’Est. Bruxelles n’a toujours par pris le dossier « à bras-le-corps », estime-t-on en France.

A l’issue du comité permanent de l’Onic qui s’est tenu mardi, le président du conseil central de l’office, Christian Lapointe. s’est félicité du résultat du dernier comité de gestion accordant des certificats d’exportation de blé pour 450 000 tonnes, avec une restitution portée à 10 euros par tonne, montant néanmoins jugé encore trop court par les opérateurs. Mais un gros retard a été pris dans la politique de soutien à l’exportation et Christian Lapointe a rappelé qu’à 3 mois et demi de la fin de la campagne, il faudrait que Bruxelles maintienne ce rythme de 400 000 tonnes par semaine pour assurer un assainissement des stocks qui s’accumulent ; une accumulation qui ne concerne d’ailleurs pas que le blé, puisque les offres à l’intervention dans l’UE à 25 dépassent les 10 Mt dont 3 de maïs et 2 d’orge. Comme nous l’avons signalé à différentes reprises, les nouveaux partenaires et notamment la Hongrie représentent une part importante de ces offres, ainsi que l’Allemagne en ce qui concerne l’orge. En France les offres portent maintenant sur plus d’1Mt, essentiellement constituées de blé (900 000 tonnes).

Le président Lapointe s’est déclaré étonné de la façon dont la Commission a appréhendé l’arrivée des nouveaux membres et parle « d’imprévoyance », tout en se demandant comment cela va se terminer si Bruxelles ne prend pas le dossier des stocks pléthorique de l’Est de l’UE « à bras-le-corps ». ce qui signifie entre autres, d’éventuelles restitutions spécifiques pour dégager notamment les stocks de maïs à l’exportation. pour le moment, la Commission n’a pas fait le moindre signe dans ce sens, mais la mission qu’elle a envoyée sur place, en Hongrie, pour apprécier la situation et qui vient de rentrer saura-t-elle la convaincre d’une nécessaire action, très rapidement.

Relancer l’exportation d’orge

S’agissant de l’orge, la mise en place de certificats avec restitutions avait précédé celle du blé et permis des sorties appréciables autorisant un bon soutien des cours par rapport aux autres céréales. Or, la délivrance de ces certificats s’est considérablement réduite en février, les 2 derniers comités de gestion n’en ayant accordé aucun. L’Office a donc revu sensiblement à la baisse (-300 000 tonnes) son bilan prévisionnel d’exportation vers les pays tiers. L’augmentation de 100 000 tonnes des ventes à l’UE, qui restent bonnes, et des utilisations intérieures (aliment du bétail) ne suffisent pas à équilibrer le recul pays tiers. Les trois contingents d’exportation avec restitutions de 1 Mt chacun ont déjà été réalisés pour 1,7 Mt. Avec une nouvelle tranche récemment -et discrètement- ouverte d’1Mt, il reste donc 1,3 Mt disponible.

En ce qui concerne le maïs, comme en orge, les ventes à l’UE, du Nord et du Sud, a permis au comité permanent de remonter de 170 000 tonnes ses perspectives de ventes à l’UE malheureusement, dans le même temps, les perspectives d’incorporation dans l’alimentation animale sont abaissées de 300 000 tonnes. Dès lors, sauf pour le blé dur qui se vend bien à l’UE et au Maghreb, tous les autres stocks de report sont revus en hausse.

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