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Les rencontres de Cambremer passent les contrôles à la loupe

En ouverture du festival des AOC de Cambremer, qui réunit le week-end prochain un vaste public autour des AOC normandes, les spécialistes se pencheront sur l’avenir des contrôles des appellations.

La douzième édition du Festival des AOC de Cambremer, qui se déroulera le week-end prochain en Normandie, réunira les principaux acteurs des douze AOC normandes. Au programme de la table ronde, samedi 6 mai, cinq intervenants débattront de l’alternative possible entre les organismes certificateurs et les organismes agréés en tant que structures indépendantes chargées du contrôle spécifique des AOC normandes. La problématique n’est pas simple puisque les produits sont variés et éparpillés sur le territoire de la Haute et Basse-Normandie. Cidres, calvados, fromages, viandes, coquillages, autant de conditions de production différentes, alliant le terrestre et le maritime.

Les productions cidricoles voient arriver ces contrôles avec une certaine inquiétude. Le cidre est élaboré à partir de plusieurs dizaines de variétés de pommes à cidre qui n’ont jamais fait partie d’une nomenclature officielle. Comment adapter les contrôles, dont certaines parties peuvent faire appel à des normes, à des produits aussi variés ? Le Calvados aussi s’inquiète, lui qui fait appel à l’alambic, dont le savoir faire de fabrication est transmis de père en fils sans règles particulières si ce n’est l’usage et la coutume. L’incertitude pèse aussi sur la toute nouvelle appellation «moules de bouchot de la baie du Mont Saint-Michel», ou la futur AOC agneau de pré-salé Mont Saint-Michel.

Le rôle de l’INAO «renforcé»

Devant toutes ces questions, le centre Inao de Caen et les producteurs restent perplexes. Vers quelle structure doit-on s’orienter ? Organismes agréés ou organismes certificateurs ? Entre les premiers qui auront une mission d’inspection (EN 8004) et dont les sanctions pour non-conformités seront prises par l’Inao et les seconds (EN 45 011) qui sont habilités à sanctionner, quel sera le choix ? Les organismes agréés semblent retenir l’attention car plus proches des préoccupations de productions réellement atypiques, mais les organismes certificateurs restent plus adaptés à une autre préoccupation, celle de l’éparpillement des producteurs et de la multiplicité des produits.

Sophie Villers, directrice de l’Inao, fera le point sur ces mesures adaptées à la Normandie. Le rôle de l’Institut sera renforcé par son nouveau statut et le contenu des ordonnances en matière de contrôle. Également à la table ronde, Claude Bellanger de l’Inra et président de la commission d’enquête agneau de pré-salé, Gérard Boesch, Président de la commission agrément des vins, Frédéric Brand, président de l’Association des AOC et IGP suisses qui utilisent des formes de contrôles différentes alliant Etat et privé et enfin Olivier Andrault, chargé de mission alimentaire de l’UFC-Que choisir dont l’association réclame depuis longtemps un contrôle plus transparent dans les AOC.

Enfin, après cette table ronde, Jean-Pierre Coffe officiera avec son émission «Ca se bouffe pas, ça se mange» avec Jean-Charles Arnaud, président du Comité des produits laitiers et des exemples tels la charcuterie Corse, l’agneau de pré-salé de la baie du Mont Saint-Michel, la Maine-Anjou et le coco de Paimpol.

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