Aller au contenu principal

Les initiatives bio peinent à se généraliser

Saupoudré par petites touches dans les menus, le bio a encore du mal à trouver ses marques.

Depuis peu, les grandes villes ouvrent leurs cantines scolaires au bio. Les dernières à avoir rejoint le club des amateurs de produits biologiques ne sont pas des moindres, avec Paris (voir LM n°39) et Lyon. En contrat avec la société Avenance, la capitale des Gaules propose depuis peu des composantes bio dans ses repas, facturés en moyenne 2,67 euros. Soit un surcoût minime de 7 centimes par enfant.

La démarche est toutefois loin de se généraliser, puisque cette initiative ne couvre qu’une partie du pain, de la volaille et des fruits et légumes proposés dans les cantines. Les obstacles et frein au développement sont légion. Premier d’entre eux : le prix. Dans un monde de la restauration collective où le principal critère d’achat est le coût de revient, il est difficile de faire avaler un surcoût qui peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. À Paris, le surplus de 200000 euros a ainsi été pris en charge par la Mairie, ce qui reste exceptionnel.

Les contraintes d’approvisionnement et de saisonnalité ne sont pas négligeables non plus. Impossible d’exiger des tomates en hiver, lorsque les contrats courent sur une année entière. L’insuffisance de volumes joue également un rôle, la production française ne couvrant pas la demande grandissante des consommateurs. Ce manque de flexibilité a néanmoins l’avantage de tourner les municipalités ou les SRC vers les producteurs locaux pour l’approvisionnement. Dix-sept villes bretonnes ont montré la voie en signant, en décembre 2003, une charte de restauration collective bio avec les groupements d’agriculteurs biologiques. Lorient, en pointe sur ce sujet (le Crous de la ville propose tous les jours depuis 1998 un repas bio) sert dans les écoles deux repas bio complets par mois, pour un surcoût de 112000 euros par an (supporté par la municipalité).

La Bretagne, qui paradoxalement souffre d’une image de région polluée, ne reste pas les bras croisés dans le développement du bio. En novembre dernier, le concours du «Meilleur plateau-repas bio» a couronné un cuisinier ayant réalisé un plateau au coût matière de 1,51 euro. Dans le reste de la France, plusieurs villes proposent plus ou moins régulièrement des produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines, comme Bègles (distribution quotidienne de briques de lait), Nantes, ou la Rochelle. La conversion des parents au bio pourrait servir de levier de développement, une piste peu explorée jusqu’ici. Car à ce jour, le bio en restauration collective est tourné à 80% vers les écoles.

Rédaction Réussir

Les plus lus

des poules oranges
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 07 mai 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

conteneur bresilien au port
Viande bovine : les exportations brésiliennes pourraient chuter de 10 % à cause de la Chine

Les droits de douane instaurés par la Chine sur la viande bovine vont bientôt conduire à l’arrêt des exportations du Brésil,…

vue en contre plongée, dans une allée entre des conteneurs sur un port
Viande bovine : chute attendue de 13 % des importations chinoises en 2026

La production mondiale de viande bovine est attendue en légère baisse en 2026. Ce alors que le premier importateur mondial, la…

vaches dans une prairie
Quelles sont les conséquences des mesures pour réduire le cheptel laitier aux Pays-Bas sur le marché du lait européen ?

Les Pays-Bas mettent en place un système d’aides pour réduire les troupeaux laitiers. Si les effets à court-terme seront peu…

batau porte conteneur de dos
Viande bovine : la consommation continue de reculer dans l’UE, mais les importations vont bondir en 2026

La consommation par bilan de viande bovine va continuer son déclin en 2026, selon les prévisions de la Commission européenne.…

photo rayon viande haché
Les prix des bovins baissent, que se passe-t-il sur le marché de la viande ?

La baisse des prix des gros bovins au printemps suscite l’ire de l’amont, alors que les abattoirs se plaignent d’une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio