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Le prix de la qualité

La politique française d’identification de la qualité des produits agricoles et alimentaires français est entrée dans une zone de turbulences. Pour ne pas s’être aperçu que les grandes orientations (et les budgets, surtout les budgets !) venaient de Bruxelles et plus de Paris, les professionnels français se retrouvent désormais à la traîne dans un domaine, celui de l’origine, où ils avaient l’habitude d’exceller. Mais la question de la mauvaise articulation entre les réglementations françaises et européennes n’est qu’un détail qui ne saurait occulter l’essentiel : c’est l’ensemble du système de qualité français qui est aujourd’hui en crise. Longtemps à l’abri des crises économiques, le secteur des vins AOC s’y trouve désormais plongé. L’année dernière, le revenu des viticulteurs d’appellation -jadis privilégiés- a plongé de près de 30 %. Un effondrement qui s’explique par une médiocre récolte, mais pas seulement. Dans le même temps, la viticulture « courante » a connu une année moins défavorable grâce à la hausse des prix des vins de table. Or c’est bien là le nœud du problème : si les producteurs agricoles ne retrouvent plus dans les démarches de certification et de labellisation un véritable retour sur investissement, il y a de fortes chances pour qu’ils en sortent. C’est le risque. En période difficile, les agriculteurs ont tendance à économiser sur tout, y compris sur des intrants certifiés et autres contrôles. La reconstruction du système français de qualité ne saurait faire l’économie d’un débat sur le coût du système, tel qu’il peut-être supporté par l’agroalimentaire français.

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