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Le plan de relance du Jeune Bovin se précise

La sécurisation de la marge est une mesure phare. Une attention particulière sera portée aux investisseurs.

Une première réunion sur les Jeunes Bovins a eu lieu la semaine dernière entre la Fédération nationale bovine (FNB) et la Fédération nationale de la coopération Bétail et Viande (FNCBV). Elle a permis de jeter les grandes lignes d’un plan de relance de l’engraissement, qui doit voir au premier trimestre de 2005. Les deux fédérations veulent joindre leur force pour sauvegarder une activité menacée par la nouvelle Politique agricole commune.

Le contenu de leur action commune se précise. Deux types de mesure sont envisagés. L’une en faveur de tous les éleveurs engraisseurs de JB. L’autre spécialement destinée aux investisseurs. « Une attention particulière doit être donnée à ceux qui investissent, déclare Guy Hermouet, en charge du dossier à la FNB. Il faut pouvoir les aider à surmonter une éventuelle crise ». Les banques seront sollicitées pour accorder des taux d’intérêt inférieurs et des échéances de prêt variables en fonction de la conjoncture du marché de la viande. Des démarches seront aussi menées afin d’obtenir le soutien des fabricants d’aliment du bétail.

Enfin, les éleveurs se tourneront vers l’Etat, pour pouvoir bénéficier d’une fiscalité adaptée, grâce à la loi de modernisation agricole.

Rationalisation des circuits

Michel Prost, directeur de la FNCBV, souhaite mettre en place un dispositif de sécurisation de la marge d’exploitation, variable selon le niveau d’investissement. « Une caisse de garantie doit être créée, à laquelle participeraient tous les opérateurs de la filière, du groupement de producteurs aux entreprises d’aval», affirme-t-il. La Vendée a déjà vu naître une initiative de ce style. Le groupement de producteurs Géo s’est associé à l’industriel Charal pour mettre au point une caisse de risque. L’outil existe depuis un an.

D’autres idées sont dans les tuyaux. Comme celle d’une rationalisation des circuits de commercialisation. « Certains animaux maigres font l’objet de plusieurs transactions, signale Michel Prost. Cela représente un coût ». Un autre chantier est de donner davantage de transparence aux prix du maigre. Cela apporterait une vision plus claire du marché.

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