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Le Fin Gras du Mézenc manque de fourrage

Les moindres disponibilités en foin ont fait diminuer le nombre de bovins AOC.

Récompensé par une Appellation d’Origine Contrôlée en mars, la viande du Fin Gras du Mézenc ne sera pas aussi nombreuse que les années précédentes compte tenu d’un manque récurrent de fourrage.

En 2006, ce sont ainsi 366 bêtes qui ont été commercialisées (l’AOC entrera en vigueur dès l’année prochaine lors de la nouvelle saison d’abattage), contre 398 un an plus tôt. L’annonce faite lors de l’assemblée générale de l’association Fin Gras du Mézenc qui se tenait le 2 octobre aux Estables (Haute-Loire) trouve ses raisons dans les difficultés climatiques de 2003, les bovins étant commercialisés au bout de deux ans minimum. « L’effet se mesure sur la durée. Si les exploitations vendent leurs broutards, cela handicape le potentiel pour les années suivantes » explique Yannick Pochelon, animateur de l’association.

Compte tenu du manque de fourrage, certains éleveurs préfèrent en effet vendre certaines bêtes avant les deux ans requis pour l’appellation. Invisible sur le moment, l’impact n’intervient que des années plus tard, avec des conséquences négatives qui devraient apparaître en 2008 ou 2009 après une année 2006 marquée par une très mauvaise récolte de foin. Pour asseoir un véritable potentiel, les 200 producteurs n’adhérant pas à la démarche AOC ont été contactés cet été par l’association dans le but de rejoindre la centaine de producteurs de la filière, tous en conformité avec le cadre qualitatif. Reconnu à 70 % en calamité agricole, le secteur du Mézenc va percevoir des aides majorées compte tenu de sa classification en zone d’altitude, selon les déclarations du président de la Chambre d’agriculture. De quoi aider les producteurs de cette viande de bœuf engraissée sur les plateaux du Mézenc et appréciée pour son persillé, dont le débouché est aujourd’hui uniquement le réseau des boucheries. « Nous n’avons pas d’organisme de commercialisation. Chaque éleveur vend ses propres animaux. L’objectif est de maintenir ce réseau de boucheries traditionnelles et de le développer » poursuit M. Pochelon, qui exclut toute volonté d’aller en GMS. Abattus entre février et mai, les animaux âgés d’au moins deux ans arboreront leur appellation d’origine contrôlée dès la prochaine saison, l’Inao ayant validé la rétroaction des conditions AOC.

Rédaction Réussir

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