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L’ambition retrouvée de l’INAO

Le ministère a souhaité donner un lustre particulier à la signature du contrat d’objectifs avec l’Institut. L'Inao devra développer la communication tant au sein de l'Institut que vers l'extérieur.

Lors d'une réception sur le thème du mariage gustatif des produits sous signes officiels, Michel Barnier a signé, le 22 février, avec Michel Prugue, le président de l'Institut, le contrat d'objectifs de l'Institut national de l'origine et de la qualité. Le contrat est un document d'une trentaine de pages qui fixe les objectifs de l'institut sur la période 2088/2010. Tous les aspects constitutifs de la réforme sont abordés, déterminant ainsi les missions de l'institut. Nous ne nous attarderons sur les différents points de la réforme dont Les Marchés se sont fait souvent l'écho, mais le contrat aborde également un sujet essentiel, celui de la communication tant interne qu'externe. Pour réaliser ce projet, un plan de formation doit être élaboré, prenant en compte l'extension des compétences de l'Institut et le renforcement de ses métiers fondamentaux.

Le redéploiement des différentes fonctions de l'Inao touche autant le niveau national que le niveau local. L'Inao devra adapter des procédures internes par une meilleure circulation de l'information pour parvenir à la réactivité et à l'efficacité nécéssaires vis-à-vis de l'ensemble de ses partenaires et de sa tutelle. Un système de conférences électroniques et de visiophonie doit être mis en place. Dans un contexte de judiciarisation grandissante des activités économiques, l'Inao devra renforcer la sécurité juridique de ses décisions et développer la culture de l'analyse du risque.

En matière de communication et de promotion externe, le contrat estime que les signes officiels sont insuffisamment connus du grand public et des consommateurs, d'autant que le foisonnement d'initiatives privées peut générer des confusions avec les signes officiels. Des moyens humains devront être redéployés au bénéfice de la lisibilité et la valorisation des signes. Devront aussi être développés les partenariats susceptibles de favoriser la promotion de ces concepts ainsi que des parrainages d'évènements et des partenariats avec la grande distribution et dans le domaine de l'édition. Le site de l'Inao devra être revisité afin de le rendre plus accessible à tous.

Jumelages

À l'international, les actions de coopération devront être développées en termes d'appuis techniques (identification des filières susceptibles de pouvoir s'inscrire dans un système d'identification et de protection de la qualité et de l'origine, aide au choix des signes les mieux adaptés) et juridiques (expertises, rédaction de textes). Egalement du ressort de l'Institut la formation de cadres locaux, de jumelages et de réception de délégations étrangères en France. Ce rôle de l'Inao est unique au monde et important pour répandre la culture des IG dans les pays en développement. En France, l'Inao assure la protection des signes officiels et engage des actions administratives nécessaires en cas de constat d'usurpation ou de détournement de notoriété. En termes de moyens pour assumer cette politique globale, ils sont considérés par le contrat comme « stables » sur la période concernée.

La réception donnée à l'initiative du ministère a été jugée très réussie. Un jury composé de personnalités célèbres de la gastronomie ont décerné trois prix à des mariages insolites tels les huîtres de Marennes-Oléron et les rillettes du Mans pour le « prix du goût de cœur », le Livarot et le rhum de la Martinique pour le « prix du goût de l'inattendu » et le Comté et le Bonnezeaux et le Comté pour le « prix de la tradition ». Dommage seulement que cet événement rare dans la vie de l’Institut n’ait connu qu’un faible retentissement médiatique.

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