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Crise viticole : Bussereau tente de calmer les tensions

Le ministre a annoncé une série de mesures visant à améliorer la situation du marché et des viticulteurs. Un signe d’apaisement alors que la grande manifestation des vignerons se déroule aujourd’hui à Narbonne.

Alors que doit se tenir aujourd’hui à Narbonne une manifestation à hauts risques dans les rues de Narbonne, Dominique Bussereau a pris les devants pour désamorcer, au moins momentanément, les tensions très vives qui agitent le secteur depuis plusieurs mois (lire notamment notre article sur la crise en Côtes du Rhône).

Dominique Bussereau a ainsi annoncélundi en fin de journée de « nouvelles mesures de soutien » en faveur de la viticulture française, après une réunion avec les représentants de la filière viticole et des syndicats agricoles de la région Languedoc-Rousillon. Cette annonce représente un «doublement des principales mesures» qui avaient été annoncés lors du «plan de soutien» à la viticulture, le 31 janvier dernier, a indiqué la rue de Varenne, qui souligne le caractère concret de ces dispositions.

Première mesure : les crédits pour l'aide exceptionnelle de trésorerie aux exploitations sont doublés, passant ainsi de 8,5 à 17 M EUR. Deuxième mesure : les crédits dégagés au titre de la procédure agridiff (agriculteurs en difficulté) et du Fonds d'allégement des charges (FAC) sont portés de 3 à 4,5 M EUR. Une circulaire interministérielle relative aux allégements de charges sociales (dans le cadre de la procédure agridiff) devrait être finalisée d'ici l'été. Une enveloppe de prêts de consolidation de 16 M EUR pour les exploitations et les caves coopératives s'ajoutera aux 40 M EUR pour les exploitations et aux 15 M EUR pour les caves coopératives.

3,5 M e pour stimuler les exportations

Enfin, M. Bussereau a annoncé la mobilisation de 3,5 millions d’euros supplémentaires pour stimuler les ventes de vins français à l'étranger, portant à 7 millions d’euros les crédits disponibles pour la viticulture dans le cadre du Partenariat national pour les industries agroalimentaires que le Secrétaire d'Etat Nicolas Forissier présentera dans les jours qui viennent au gouvernement. Par ailleurs, Dominique Bussereau va solliciter le ministre de l'Economie et des finances Thierry Breton afin que des mesures d'aménagement des dettes fiscales directes et indirectes des exploitations et caves viticoles en difficulté soient examinées.

D'autre part, Dominique Bussereau affirme qu'à la suite des « contacts » qu'il a eu avec la Commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel « une distillation de crise sera ouverte en France ». « Les négociations se poursuivent pour dégager une solution équilibrée tenant compte de la spécificité de nos AOC (Appellations d'Origine Contrôlée) », ajoute le communiqué du ministère. Le décret portant création du Conseil de modération « lieu de concertation, d'échanges et d'actions permanentes sur la consommation et la modération en matière de consommation viticole », présidé par Jean-Marie Poirier, devrait par ailleurs être signé « à la fin du mois d'avril ». Pour la région Languedoc-Roussillon, M. Bussereau et les professionnels représentés au sein de l'Instance régionale de concertation des vins du Languedoc-Roussillon (IRCVLR) ont arrêté un contrat d'objectifs pour le Languedoc-Roussillon, qui pourrait être signé au 31 juillet par tous les partenaires.

L'Etat apportera son soutien au programme présenté par la profession pour la restructuration de la coopération viticole de la région. Enfin, Dominique Bussereau apporte son soutien aux projets spécifiques tels le lancement d'une appellation régionale élargie et l'amélioration qualitative des vins AOC.

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