Aller au contenu principal

Bordeaux : une campagne primeurs limitée ?

Elle devrait se limiter aux «produits rares.»

Pour l’eonologue bordelais Pascal Chatonnet, patron du laboratoire d’analyse Excell France qui vient de présenter à la presse deux innovations sur le contrôle de contamination des ambiances sensibles et l’analyse microbiologique des vins en temps réel, la campagne primeurs « va malheureusement être extrêmement limitée ».

Et ce pour deux raisons : malgré un 2007 beaucoup décrié en raison des conditions climatiques, « les journalistes ont été agréablement surpris, et c’est moins négatif que prévu », explique-t-il. « 2007 n’est pas un mauvais millésime, pas un très grand et on le sait depuis le début. Il y a des produits très corrects, mais une grande hétérogénéité, notamment en Médoc ».

Seconde raison : la situation économique mondiale tendue et, sur le marché américain, le taux de change euro-dollar. « Les acheteurs pensent que le dollar va remonter. Pourquoi acheter plus cher aujourd’hui ce qu’on achètera moins cher demain ? ». Selon Pascal Chatonnet, la campagne primeurs « va se limiter aux produits rares. Les autres crus se vendront plus tard, car il y a une demande mondiale de vins de qualité ». Le millésime 2007, ajoute-t-il, va sortir à des prix abordables alors que le prix de revient bouteille est très important : la récolte est petite et il a fallu beaucoup travailler dans la vigne : « ce ne sera pas facile au niveau de l’économie des propriétés ».

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio