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Acanthe cible les personnes dépendantes

Avec 22 établissements sous contrat, la société veut croître de façon « maîtrisée ».

Tombée dans le giron du groupe Elior il y a une dizaine d’années, la société Acanthe est longtemps resté dans le multisupport, son domaine de prédilection. Mais depuis peu, elle s’est trouvé une cible plus précise : les personnes dépendantes. Composé d’individus handicapés (1/3) ou âgés (2/3), le nombre de ces clients potentiels est amené à se développer dans un futur proche, sinon immédiat. C’est d’ailleurs à l’occasion du salon Bien Vieillir qu’Acanthe présentait ses services pour la première fois au grand public mais aussi aux professionnels. En contrat avec 22 établissements dont 21 en Ile de France, la société vise la restauration « haut de gamme » pour ses convives, en complément de la restauration plus classique assurée par Avenance, la branche entreprise, santé et enseignement de la maison mère. La différence se joue sur la qualité de service selon Isabelle Rio, directrice d’exploitation d’Acanthe. « Nous effectuons le service en salle, et nos personnels ont suivi une formation à l’école de cuisine Ferrandi. De plus, les chefs sont issus de la restauration commerciale classique». L’adaptation des plats est également un élément de différenciation, avec le choix de calibres adaptés pour les fruits. Mandar, fournisseur d’Acanthe, propose des produits à maturité et de petite taille, pour répondre aux problèmes de mastication mais également de gâchis. Car les personnes âgées ont leurs habitudes. Plutôt que d’entamer un fruit trop gros qu’elles ne termineront pas, elles préfèrent l’ignorer. Pour la viande, des demandes spécifiques sont faites aux fournisseurs, pour des morceaux tendres ou particuliers, adaptés aux modes de cuisson. Les référencements sont spécifiques, mais l’accent est également mis sur le sucré, un sens qui reste très développé dans le troisième âge.

Priorité sur Lyon et Paca

La mise en place d’une carte minute, qui permet le remplacement d’une composante du repas au dernier moment est une nouveauté, qui offre la possibilité de mesurer la satisfaction. Si une forte proportion de convives change de plat, cela doit mettre la puce à l’oreille des responsables. Toutes ces modifications s’adaptent à la clientèle particulière du 3e âge, avec des services individualisés pour les « très vieux», une catégorie dont l’effectif croît rapidement. La vingtaine d’établissements d’Acanthe regroupe 120 salariés, avec des velléités de développement affirmées pour répondre au vieillissement de la population. « Nous ne voulons pas grandir trop vite, mais à terme notre but est de se répandre hors de la région parisienne » explique Isabelle Rio. Sans surprise, l’objectif est braqué vers les régions lyonnaise et PACA, terres d’accueil privilégiées du 3e âge.

Rédaction Réussir

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