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L’assurance climatique représente jusqu’à 4 % des charges d'une exploitation agricole moyenne

Selon les éléments donnés par le ministère de l'agriculture, le coût de l'assurance climatique se situe pour l'exploitant entre 20 et 50 euros/ha, en fonction des cultures assurées.

© Ministère de l'Agriculture/Réussir

Le ministère de l’Agriculture a publié un guide sur l’assurance multirisque climatique pour la campagne 2018. Dans ce dossier, il donne à titre indicatif le montant moyen des primes par hectare et des capitaux assurés. Les montants des primes d’assurance varient selon les types de cultures. Selon les chiffres du ministère de l'Agriculture, alors qu’en céréales elles avoisinent les 36 €/ha, en cultures industrielles, elles frôlent les 90 €/ha (voir graphique 1). Toutefois, rapportée au montant des capitaux, les taux de cotisation restent relativement faibles allant de 2,7 % pour les céréales à 7 % pour les oléagineux (voir graphique 2). Ces coûts varient également selon la franchise et le seuil de déclenchement choisi. Les niveaux de garantie diffèrent selon le capital assuré et l’organisme souscripteur. Il est donc conseillé de comparer les contrats proposés.

Une prime de 21,7 €/ha en moyenne

Les subventions, quant à elles, changent selon le niveau de garantie de l’offre souscrite. Elles peuvent être de 65 % pour le contrat de base, appelé « socle » (franchise de 30 % pour les contrats groupe de cultures ou 20 % pour toute l’exploitation et seuil de déclenchement à 20 %). Pour des garanties supplémentaires optionnelles, le taux de subvention diminue à 45 %. La prime à la charge de l’exploitant oscille donc entre 21,7 €/ha pour les céréales et 53,8 €/ha pour les cultures industrielles et les oléagineux. Des disparités importantes sur le montant des cotisations subventionnables en céréales sont remarquées sur le territoire français. Dans le sud de la France la cotisation peut dépasser les 60 €/ha alors que dans le nord, elle varie entre 0 et 20 €/ha. Le coût des primes d’assurance réellement payées est à relativiser par rapport aux charges opérationnelles (issues du Rica 2014). Le poids de cette prime représente en moyenne à peine 2 % pour les céréales, les protéagineux et plantes industrielles tandis qu’elle représente 4 % pour les oléagineux (voir graphique 3 ).

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