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Formation : Vivéa enrichit et prolonge son plan stratégique triennal

Prolongé jusqu’en 2020, le plan stratégique triennal 2016/2018 de Vivéa s’enrichit de nouvelles orientations, qui se traduisent par des formations sur des compétences supplémentaires.

Béatrice Dingli, directrice de Vivea, et Marianne Dutoit, présidente de l'organisation, ont présenté les nouvelles orientation du fonds en conférence de presse le 26 juin.
© S.Thillaye

« Suite à l’évaluation de notre plan stratégique, nous avons souhaité enrichir nos priorités de formation avec de nouvelles orientations », a annoncé Marianne Dutoit, présidente de Vivéa (Fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant), à la suite d’un conseil d’administration le 26 juin à Paris. Les changements apportés s’appuient sur une évaluation qui a été menée sur le plan stratégique 2016/2018, prenant en compte le contexte « qui évolue particulièrement vite », a estimé la présidente. Elle a notamment évoqué le cadre budgétaire de la PAC, le projet de loi EGA, les plans de filières et la réforme de la formation professionnelle comme critères d’orientation du plan.

Une compétence supplémentaire à chaque pilier

Les piliers du plan stratégique vont être enrichis de quatre nouvelles orientations. Elles se traduisent par un travail autour de quatre compétences supplémentaires, chacune s’intégrant à un des piliers du plan stratégique. Dans le premier pilier « stratégie et pilotage », Vivéa ajoute la capacité de résilience. « Nous souhaitons accompagner les exploitants dans la sécurité de l’entreprise en apportant des outils pour anticiper, sécuriser et rebondir », explique la présidente. A l’intérieur du deuxième pilier sur la « compétitivité de l’entreprise », l’organisme souhaite développer l’aptitude à être acteur d’un projet de territoire. « Il s’agit de créer de la valeur et de faire en sorte de la garder sur les territoires », souligne Marianne Dutoit. La nouvelle compétence ajoutée au pilier « développer les modes de production innovants » est la faculté d’anticipation pour s’adapter au changement climatique et limiter les gaz à effet de serre. Les formations qui s’inscrivent dans ce pilier sont parmi les plus appréciées (142 000 personnes formées sur trois ans). Et le dernier enrichissement concerne le pilier « efficacité et bien-être au travail ». Il inclura désormais un volet autour de la gestion du personnel et de la capacité à dialoguer. « Nous voulons donner les moyens aux exploitants d’être en mesure de témoigner de leurs pratiques de production et de leur métier, insiste la représentante Vivéa, car les exploitants sont très critiqués… Il ne s’agit pas seulement d’avoir des arguments de langage pour faire face, mais surtout d’être capable de dialoguer et de témoigner pour faire comprendre les réalités et valoriser les services rendus par l’agriculture ». Toutes ces compétences seront intégrées dans les formations prioritaires à destination des agriculteurs.

Un prochain plan stratégique pour 2020

Vivéa a également fait le choix de prolonger son plan triennal de deux ans. Cela dans l’attente du renouvellement du conseil d’administration et des élections des chambres d’agriculture. Car « définir un plan stratégique sur trois ans, c’est long, quasiment un an de travail d’écriture ! De ce fait, nous réfléchissons à prolonger le prochain sur six ans, a indiqué la présidente tout en s’interrogeant… « Mais sommes-nous légitime pour engager l’organisme sur une si longue période, alors qu’il va y avoir du mouvement dans les membres du conseil d’administration ? ». Il faudra donc attendre 2020 pour connaître les prochaines priorités de formation du probable futur plan stratégique 2021/2026.

Encore trop peu d’agriculteurs formés
En 2017, seulement 26 000 personnes ont réalisé une formation sur près de 600 000 contributeurs. Pourtant, chaque chef d’exploitation et son conjoint, à jour de leurs cotisations, peuvent se former chaque année (à hauteur de 2000 euros par an). L’application mobile Vivéa permet de consulter ses droits, rechercher une formation et d’entamer les démarches pour leurs financements.

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