Fruits et légumes en France : le point sur les flux de production, transformation, importation et réexportation
Cultures destinées au frais ou à l’industrie, importations, exportations, pertes… Le CTIFL a étudié les flux de fruits et légumes sur la période 2021-2023.
Cultures destinées au frais ou à l’industrie, importations, exportations, pertes… Le CTIFL a étudié les flux de fruits et légumes sur la période 2021-2023.
Le CTIFL a publié, fin 2025, une analyse de la répartition des flux de fruits et légumes sur la période 2021-2023 en France, en croisant différentes sources de données. Le centre technique quantifie ainsi en volume et en valeur la production pour le frais ou l’industrie, les importations, exportations et réexportations ou encore les pertes.
Fruits et légumes français : quelle répartition frais – industrie ?
La production française de fruits et légumes (hors pommes de terre) s’élève à 8,5 millions de tonnes (Mt) en moyenne sur la période 2021-2023, dont 6 Mt de légumes et 2,5 Mt de fruits.
27 % de ces cultures sont dédiées à l’industrie (2,3 Mt), par exemple des légumes et tomates d’industrie ou encore des prunes à pruneaux, pavies et cassis.
Les 73 % restants sont des cultures destinées au frais (6,2 Mt). Sur ce volume dédié au frais, une part non-négligeable va malgré tout vers l’industrie (0,5 Mt, soit 8 %), notamment pour « valoriser les écarts de tri », analyse le CTIFL. C’est le cas des pommes de table transformées en compotes. Toujours sur le volume dédié au frais, 13 % (0,8 Mt) vont à l’exportation, « principalement vers les autres pays européens ». Une autre partie est perdue (0,25 Mt soit 4 %).
Origine France : quelle part dans la consommation finale en frais ?
En France, la consommation finale en frais s’élève à 8,5 Mt (92 % à domicile et 8 % hors domicile) dont 4,6 Mt viennent de France et 3,9 Mt de l’étranger (UE et hors UE), soit une part tricolore d’environ 54 %.
Importations : quelle part alimente l’industrie ?
5,3 Mt de fruits et légumes sont importées de pays de l’UE (54 % des entrées) et hors UE. Moins de 3 % de ces importations vont à la transformation, environ 150 000 tonnes. « Cela concerne notamment des flux de pommes importées pour compléter l’approvisionnement des usines de compotes ainsi que quelques importations de légumes dirigées vers les usines de transformation », décrypte le CTIFL.
Quelle part des importations est réexportée ?
Près d’un quart des importations (1,3 Mt sur 5,3 Mt) est directement réexporté. « La France est un pays de transit pour une partie des fruits et légumes importés de pays du Sud (Espagne, Maroc…) qui sont destinés aux marchés d’Europe du Nord », contextualise le CTIFL.
Sur le total des exports depuis la France, c’est-à-dire exportations et réexportations réunies (2,1 Mt), les réexportations pèsent davantage que les exportations (62 % contre 38 %).
En valeur, que représentent les flux de fruits et légumes en France ?
La production française de fruits et légumes (tous débouchés) est estimée en valeur à 8,1 Mds€, « répartis quasiment à parts égales entre les fruits et les légumes », précise le CTIFL, dont 7,3 Mds€ de productions destinées au frais. Les importations pèsent 8 Mds€ (UE 4,3 Mds€, hors UE 3,7 Mds€), dont 20 % (1,6 Md€) sont ensuite réexportés.
Sur le total, en valeur, des exports depuis la France, c’est-à-dire exportations et réexportations réunies (2,8 Mds€), les réexportations sont plus importantes que les exportations (57 % contre 43 %).