« Mon élevage de porcs est entièrement clôturé »

- - 3 min
Des surchaussures en plastique permettent à l'éleveur de circuler d'un bâtiment à l'autre dans l'élevage sans enlever ses bottes. Crédits : © Porc Armor Evolution
Olivier Le Paih avec sa technicienne Claire Massenot, de Porc Armor Évolution dans le sas d'entrée de l'élevage. « Les mesures de biosécurité sont indispensables pour protéger l’élevage. Elles permettent également d’améliorer le statut sanitaire global de l’élevage même si cette amélioration est difficile à chiffrer. » Crédits : © D. Poilvet
Le périmètre de la zone professionnelle est délimité par un grillage et des portails aux entrées. Les abords des bâtiments ont été dégagés pour empêcher les rongeurs d’y trouver refuge. Crédits : © D. Poilvet
Un panneau situé à l’entrée de l’élevage indique le plan de circulation. La mention « entrée interdite» dissuade les tierces personnes de pénétrer sur le site d’exploitation sans autorisation. Crédits : © D. Poilvet

« Si un cas de fièvre porcine africaine est déclaré dans la région, je dois prouver qu’aucun animal sauvage ne peut entrer dans ma zone d’élevage », résume Olivier Le Paih, éleveur à Plumelin dans le Morbihan.

À la tête d’un élevage de 230 truies naisseur-engraisseur, il a commencé à travailler sur la biosécurité de son élevage dès 2019, par une formation sur ce thème, suivie par de nombreux échanges avec les techniciens de son groupement Porc Armor Évolution. Un audit Pig Connect réalisé en avril 2021 a mis en avant la nécessité d’aménager un local sanitaire existant situé à l’entrée de l’élevage pour répondre aux consignes de biosécurité. « J’ai fait aménager une porte pour accéder directement à l’élevage, afin de ne pas revenir dans la zone publique une fois les tenues d’élevage enfilées », explique l’éleveur. Un lavabo a été installé pour se laver les mains. Des douches sont également à la disposition des visiteurs.

La zone professionnelle est sécurisée par un grillage

Des mesures ont aussi été mises en place pour délimiter la zone professionnelle et les zones d’élevage. La zone professionnelle a été sécurisée par un grillage et des portails aux deux entrées principales. La dispersion géographique des bâtiments a nécessité d’aménager trois mini-sas à l’entrée du bloc truies et des post-sevrages et engraissements pour matérialiser l’entrée dans les zones d’élevage. L’éleveur utilise des surchaussures pour évoluer entre les deux blocs. Quelques aménagements secondaires se sont révélés indispensables : mise en place d’un rideau coulissant pour fermer l’accès d’un silo couloir couvert, création d’une vis pour récupérer l’aliment premier âge dans le couloir du bâtiment avec un chariot, schéma de circulation modifié pour les camions d’aliment approvisionnant les silos dans la zone professionnelle, et protocole spécifique pour l’enlèvement du fumier des truies gestantes (voir encadré). Une demande d’aide PCAEA a été déposée en avril 2021 pour un montant de 32 500 euros (pose du grillage et aménagement du local sanitaire). L’aide attendue est de 8 125 euros, soit 25 % de la dépense.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Un protocole strict pour enlever le fumier des gestantes

Le bâtiment où sont logées les truies gestantes sur paille donne directement sur la zone professionnelle. Les équipements nécessaires pour enlever le fumier (télescopique et godet) sont stationnés à l’extérieur de l’élevage, en zone publique, de même que les bottes de paille. Il a donc fallu imaginer un protocole spécifique pour réduire le risque de contaminations extérieures. Les bottes de paille sont désormais stockées en hauteur pendant au moins 90 jours afin de ne pas être accessibles aux animaux sauvages. Le godet utilisé pour le curage est lavé et désinfecté avant d’être utilisé. La zone professionnelle dans laquelle évolue le tracteur au moment du curage du fumier est préalablement chaulée. En parallèle, le plan de circulation interdit le passage des camions d’aliment ou d’animaux à proximité de cette zone.

 

Fiche élevage

EARL de Keronno à Plumelin, dans le Morbihan

230 truies naisseur-engraisseur
Conduite en 7 bandes, sevrage à 28 jours
Truies gestantes sur paille
Faf complémentaire maïs + blé
Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires