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Pays basque : Lur Berri veut relocaliser l’engraissement des jeunes bovins

Au Pays basque, la coopérative agricole Lur Berri développe sa filière locale d'engraissement, qui s'appuie sur deux productions importantes du Sud-Ouest : les broutards blonds d'Aquitaine et le maïs. La coopérative vise trente nouveaux ateliers d’engraissement d’ici 2030.

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« La démarche repose sur un contrat de production porté par l’Organisation de Producteurs bovins Lur Berri, qui sécurise les engraisseurs sur une période de 3 ou 6 ans, en intégrant à la fois les coûts de production et l'évolution du prix de marché », expose la coopérative dans un communiqué.
© L. Pouchard

Lur Berri, coopérative agricole du Pays basque, souhaite développer sa filière locale d’engraissement de jeunes bovins lancée en 2022. L’objectif : atteindre 8 000 jeunes bovins produits par an d'ici 2030, grâce à la création d’une trentaine de nouveaux ateliers d'engraissement.

« Actuellement, la filière bovine française est fragilisée par une forte décapitalisation du cheptel, une pression sanitaire liée notamment à la DNC et une dépendance aux exportations de broutards vers l’Italie et l’Espagne. Ce contexte impacte fortement notre territoire du Sud-Ouest, où environ la moitié des exploitations compte un élevage bovin », indique la coopérative dans un communiqué de presse.

La stratégie de relocalisation de l'engraissement devrait également permettre de sécuriser l’approvisionnement des abattoirs locaux.

Garder la valeur ajoutée sur le territoire

De plus, le Sud-Ouest est à la fois un bassin important de production de broutards blonds d’Aquitaine, et de maïs. Ainsi, engraisser les jeunes bovins au Pays basque, « c’est un enjeu majeur pour garder la valeur ajoutée sur notre territoire, historiquement composé d’éleveurs naisseurs, et répondre ainsi aux enjeux de souveraineté alimentaire », explique Michel Idiart, Vice-Président de Lur Berri et éleveur bovin à Lasse (64).

La coopérative agricole, qui rassemble 5100 agriculteurs dont 2300 éleveurs, s’appuie également sur des partenariats avec des acteurs régionaux de l’aval de la filière, avec des débouchés sécurisés.

Un contrat de 3 ou 6 ans pour les engraisseurs

« La démarche repose sur un contrat de production porté par l’Organisation de Producteurs bovins Lur Berri, qui sécurise les engraisseurs sur une période de 3 ou 6 ans, en intégrant à la fois les coûts de production et l'évolution du prix de marché », expose la coopérative dans un communiqué.

La coopérative basque souhaite aussi accompagner les engraisseurs, sur les volets techniques et économiques, en proposant par exemple des aides financières à la création ou à la modernisation d’ateliers d’engraissement. Lur Berri accompagne également les jeunes installés avec un programme spécifique : « Charte Jeune Agriculteur (JA) ».

Plusieurs millions d’euros d’investissement par la coopérative

« La coopérative a investi plusieurs millions d’euros dans la structuration et le développement de sa filière : centres d’allotement, logistique, outils de nutrition animale, outils de management de la qualité, équipes de terrain », indique Lur Berri dans un communiqué.

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