Une roussette de Savoie fruitée et structurée

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Des vendanges à bonne maturité

Pour réaliser la Confession d’Etrables 2015, Florent Héritier a attendu d’avoir un raisin très mûr, mais non surmûri. Il a fixé la date de vendange au 19 septembre, par dégustation des baies et pépins et analyse du titre alcoométrique potentiel (TAP). « Sur ce millésime, j’ai attendu malgré la chute d’acidité. Un raisin bien mûr est pour moi le meilleur moyen de faciliter le travail en cave, explique-t-il. Le TAP affichait 13,2 au matin de la récolte. » La vendange a été manuelle, en caissettes, et la qualité du millésime n’a pas nécessité de tri. La grêle n’a par ailleurs laissé au viticulteur que 30 hectolitres de vin par hectare. À l’arrivée au chai, le tout a été pressuré en vendange entière, et les jus n’ont pas été séparés. « À bonne maturité, la rafle apporte quelques composés intéressants pour la structure », confie le vigneron.

Une macération active des bourbes

Après un sulfitage à un gramme par hectolitre, Florent Héritier a procédé à une macération active des bourbes. Pour ce faire, il a placé le moût dans un tank à lait, assurant une agitation douce quatre heures durant. « Augmenter le contact entre les bourbes et le jus permet davantage de transferts d’arômes et de matière », estime-t-il. S’en est suivie une mise au froid à 6 °C pour un débourbage statique de 48 heures. « La température au débourbage est importante, ajoute le vigneron. Je préfère rester assez bas pour que la fermentation se lance en douceur. » Aucune protection particulière n’a été prise lors de ce laps de temps « car la roussette ne craint pas l’oxydation, assure-t-il, et je souhaite avoir un produit plus fruité que floral ».

Fermentation longue et élevage sur lies

La fermentation alcoolique (FA) a débuté spontanément cinq jours après le débourbage. Le vigneron ayant maintenu la température à 15 °C tout au long de la FA, celle-ci a duré près de deux mois. Florent Héritier a ensuite soutiré la cuve et laissé le vin sur lies fines en cuve d’acier émaillé, sans bâtonnage, afin de gagner en gras et en volume. Un sulfitage à deux grammes par hecto juste avant Noël a suffi pour protéger le vin tout l’hiver et bloquer la malo qui n’avait toujours pas eu lieu. Fin avril, la cuve a été soutirée, filtrée sur plaques puis mise en bouteille dans la foulée, après ajustement du SO2 libre à 20 mg/l.

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Confession d’Etrables 2015

AOC roussette de savoie frangy

Cépage roussette

Altitude 400 mètres

Sol argilo-calcaire

Densité 7 500 pieds/hectare

Rendement 30 hl/ha

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Vendanges manuelles en caisses

Pressurage à plateaux

Macération active des bourbes

Levurage indigène

Élevage en cuve sur lies

SO2 total 42 mg/l

Volume de la cuvée 40 hectolitres

Circuits de commercialisation vente directe, magasin de producteurs, cavistes, restaurants

Prix caveau 7,50 euros TTC

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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