Qui ne connaît pas encore Stokelp ?

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Sur la plateforme Stokelp Crédits : © Capture Stokelp
Sur la plateforme Stokelp Crédits : © Capture d'écran Stokelp
Tanguy de Cottignies, cofondateur de Stokelp Crédits : © Stokelp

Il y a deux ans s’installait la startup Stokelp sur le marché des matières premières inutilisées par les transformateurs de l’agroalimentaire. Les fruits et légumes surgelés ont été ses premières denrées travaillées sur la plateforme de vente de stocks excédentaires. En 2023 les viandes et le poisson surgelés (très peu en frais) se sont ajoutés aux compétences de Stokelp. Et un début d’activité se profile dans les huiles et les arômes naturels. En cette fin 2023, une quinzaine de personnes aident les vendeurs à déterminer un niveau de prix et à mettre en place la prestation de transport du site cédant au site utilisateur. Le nombre d’entreprises ayant un compte est de 2 800, qui sont à plus de 80% aussi-bien vendeurs qu’acheteurs. « Ce nombre conséquent nous aide à assurer l’équilibre », estime le cofondateur Tanguy de Cottignies. Interrogé sur la notoriété de Stokelp auprès des industriels utilisant des matières premières surgelées, le dirigeant estime : « On commence à être très bien installés ; les fournisseurs viennent très naturellement chez nous », et encore : « Nous avons de plus en plus de gros industriels de l’agroalimentaire ». Stokelp aussi réalisé sa première transaction hors de France, entre l’Autriche et la Pologne, apprend-on.

Volumes complémentaires

Les lots vendus croissent en conséquence. C’est ainsi que deux camions complets de filet de saumon surgelé ont été mis en vente sur la plateforme en décembre. « Une annulation de commande » explique le dirigeant. Comme les lots en ventes ne suffisent pas toujours au besoin d’un acheteur potentiel, Stokelp compte proposer un « sourcing direct » auprès des fabricants. Des appels d’offre en légumes surgelés pourraient ainsi être lancés dès janvier 2024.

La logistique est essentielle au fonctionnement de Stokelp, qui fonctionne exclusivement avec Stef. « Pour des transports d’un point A à un point B qui changent tout le temps et des volumes très variables, ils sont compétitifs », constate le dirigeant. « L’acheteur, à qui les frais de transport sont imputés, dispose d’une grille tarifaire assez précise pour prendre sa décision », explique Tanguy de Cottignies.

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Fin 2023 particulière

La fin de 2023 est marquée par un afflux d’offres de stocks de forte valeur sur la plateforme Stokelp, comme c’était déjà le cas à la fin 2022. Cependant les vendeurs semblent cette année plus hésitants, alors que l’inflation accroît l’intérêt des acheteurs pour des surstocks mis en vente.

4 000 tonnes de carbone évitées 

L’effet écologique de Stockelp est quantifié par la plateforme : 4 000 tonnes d’émissions évitées (vs la destruction) en 2 ans d’activité. Les cofondateurs mettent en avant qu’auparavant ces surstocks, faute d’être proposés à des brokers, ou cédés à des organismes caritatifs s’ils se prêtaient à la consommation, étaient le plus souvent détruits (au mieux méthanisés). 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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