Prix du beurre : record battu aux États-Unis

- - 2 min
Cotation du beurre au Chicago Mercantile Exchange Crédits : © Les Marchés

Les prix du beurre s’envolent outre-Atlantique depuis la fin du mois d’août.

La cotation du beurre sur le Chicago Mercantile Exchange aux États-Unis a bondi de 33 % entre début août et début octobre, pour s’installer à 7 722 £/tonne le 6 octobre. Une flambée qui s’explique, selon l’USDA, par « une forte demande intérieure » et « des importations limitées ». Pour le Clal, ce ne sont pas tant les achats des ménages qui font monter les prix, mais ceux des détaillants et restaurateurs, qui ont fini par avoir des stocks vides à force de repousser les achats à cause des prix élevés. De plus les industriels ont des besoins en matières grasses pour les fabrications liées à Thanksgiving puis Halloween. Les prix américains sont largement au-dessus des niveaux européens et océaniens, similaires, les dépassant de plus de 2000 $.

Une baisse des prix du beurre possible en fin d’année

 C’est d’ailleurs un facteur de soutien du marché du mondial, et un indice supplémentaire pour estimer que l’érosion des prix des produits laitiers atteint son terme. Néanmoins les contrats pour décembre se font sur des bases de prix en repli, de quoi s’attendre à une accalmie après les besoins liés aux fêtes. La cotation du 13 octobre s'est ainsi affiché en retrait de 4 % sur une semaine.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

A noter que pour l’amont, cette envolée des prix ne compense pas entièrement les cours plus ternes des protéines et que les marges des éleveurs diminuent. Les prévisions sont à de nouvelles baisses du cheptel, pour autant la production américaine devrait résister grâce à de meilleurs rendements.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires