Toute la rédaction du journal Les Marchés vous envoie ses meilleurs vœux pour 2025. Mais pour bien attaquer cette nouvelle année, sur le plan professionnel, il importe de rester vigilant. Voici les 10 facteurs à surveiller qui pourraient influer sur les prix agricoles dans les mois à venir.
A quoi s’attendre pour 2025 ? Inutile de sortir les boules de cristal, on a bien pu voir ces dernières années que l’époque nous réserve souvent des surprises assez éloignées de ce que l’on aurait pu anticiper. Pour autant, il est des sujets dont on peut être certains qu’ils feront l'actualité agricole et agroalimentaire en 2025, et d’autres qu’on doit justement garder à l’œil en espérant qu’ils ne seront jamais à la Une de votre site internet favori.
Des guerres commerciales qui pourraient s’intensifier
Lors de sa campagne électorale, Donald Trump a déclaré qu'il imposerait des droits de douane de 10 ou 20 % sur les importations en provenance du monde entier, de 25 % pour les produits venant du Mexique et du Canada et de 60 % sur celles en provenance de Chine. Dans le même temps, la Chine continue l’escalade face à l’Union européenne qui a voulu légiférer sur les importations à bas coûts de véhicules électriques chinois. Porc, produits laitiers et cognac sont sous le coup d’enquêtes anti-dumping ou anti-subventions. Pour le cognac, Pékin vient d’ailleurs de décider de prolonger ses investigations de cinq mois, jusqu’au 5 avril prochain. La Chine vient aussi d’annoncer une enquête sur ses importations de viande bovine, avec dans son viseur ses fournisseurs d’Amérique du Sud et d’Océanie.
La situation politique en France permettra-t-elle d’envisager une nouvelle mouture de la loi Egalim ? Le groupe de suivi des lois Egalim au Sénat a présenté en novembre un rapport doté d’une liste de recommandations pour faire évoluer le cadre des relations commerciales.
« La mise en œuvre de la stratégie abattoir a été confiée aux DRAAF (Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt). Chaque région a pris la main, avec une manière de faire assez différente d’une région à l’autre » nous rappelait l’été dernier, Hélène Courades, nouvelle directrice de Culture Viande. Mais il faudra que le nouveau gouvernement confirme les orientations du plan. En moyenne, un abattoir ferme chaque mois en France, et les maillons plus en aval de la filière commencent aussi à être touchés par cette crise issue de la décapitalisation et le recul de l’élevage en France.
Imprévisible, et de plus en plus, le climat. Une sécheresse qui fait s’envoler les prix de la graine de moutarde et crée des pénuries durables en rayon. Des pluies qui plombent la relance de la filière française du cornichon. Ces exemples peuvent paraître anecdotique au regard des impacts sur le marché des céréales et oléagineux des pluies de cet été ou des sécheresses passées mais illustrent bien la dépendance de toutes les filières à l’impondérable climatique. Travailler sa résilience, comme le font les AOP en adaptant les cahiers des charges, devient une clé de durabilité.
Garantir ses approvisionnements dans la durée
Les acheteurs de produits agricoles et alimentaires pourraient être de nouveau confrontés à des défis cette année, comme c’est le cas depuis maintenant plus de quatre ans. D’autant plus que le transport maritime reste perturbé en Mer Rouge. La pénurie de beurre au second semestre 2024, les envolées des prix du café, du cacao, mais aussi des œufs ces derniers mois reflètent bien la volatilité accrue sur les marchés agricoles et alimentaires. Les Marchés sera à vos côtés pour vous délivrer, tout au long de l’année, ses analyses de marché, ses décryptages de la réglementation, ses interviews d’opérateurs et ses articles sur les grandes tendances de consommation pour vous permettre de faire les meilleurs choix dans vos entreprises, à l’amont comme à l’aval.
N’hésitez pas à utiliser votre accès à notre base de données de plus de 14,5 millions de cotations pour suivre, comparer et relever les prix des produits agricoles dont vous avez besoin.