Macramés sur ceps de vigne

- - 3 min
Entre les mains d'Anne-Lise Pelletier, de vieux ceps de vigne deviennent le support de feuilles et grappes en corde de coton. Crédits : © A.-L. Pelletier

Pour Anne-Lise Pelletier, le macramé est une passion récente mais intense. Les ceps de vigne inspirent tout particulièrement sa fibre créatrice.

Tout a commencé par la recherche d’un rideau de porte pendant l’un des confinements. Ne trouvant rien à son goût dans le commerce, Anne-Lise Pelletier a l’idée d’en fabriquer un elle-même en macramé, une activité qu’elle a aimé pratiquer dans son enfance.

Elle achète un livre, regarde quelques tutoriels sur le sujet et se met à l’ouvrage. « Le geste et la dextérité que cela demande sont venus naturellement », se remémore-t-elle. Elle s’amuse à faire des dessins et des formes nouvelles à partir des différents types de nœuds. Rapidement, elle se lance dans d’autres créations comme des suspensions murales. Le lien avec la vigne est venu spontanément. « Comme je vis en Bourgogne et que j’adore la vigne, le vin et le bois, je me suis dit que ce serait bien aussi de travailler avec des ceps de vigne pour leur donner une seconde vie après l’arrachage plutôt que de les brûler », explique-t-elle.

 

 
Macramés sur ceps de vigne
© S. Pelletier-Pacholski

 

Les « Derevo » ou petits arbres sur cep

En janvier 2022, Anne-Lise Pelletier contacte une cousine éloignée qui exploite avec sa fille le domaine Feuillat-Juillot, à Montagny-lès-Buxy, en Saône-et-Loire, pour récupérer quelques ceps arrachés. Elle revient avec le coffre de sa voiture rempli de vieux ceps couverts de boue et de mousse. Et elle se lance, nettoie les ceps, enlève leur écorce, les lisse et les peaufine à la ponceuse, au marteau ou au burin. Puis elle les traite et les cire avant d’attaquer la partie créative à proprement parler avec de la corde en coton naturel labellisée Oeko-Tex.

Il en sort des « petits arbres sur cep » qu’elle nomme Derevo, ce qui veut dire « arbre » en ukrainien, le pays d’origine de sa mère. Chaque nouvelle création est postée sur Facebook. Enthousiastes, sa famille et ses amis lui suggèrent d’en faire une activité. Anne-Lise Pelletier se décide. Elle crée sa microentreprise et s’inscrit à la chambre de métiers de son département en tant qu’artisan.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

 

 
Macramés sur ceps de vigne
© A.-L. Pelletier

 

Suivre le fil de sa passion

La passion du macramé occupe désormais tous ses loisirs car elle est par ailleurs assistante parlementaire à plein temps. Pour commercialiser ses pièces uniques qu’elle vend entre 80 et 100 euros chacune, elle a d’abord cherché à obtenir de la visibilité en créant une boutique Etsy. Un résultat décevant.

Les réseaux sociaux s’avèrent être de bien meilleures vitrines. Elle est aussi contactée par les organisateurs de plusieurs marchés artisanaux locaux qui l’invitent à participer à leurs événements. Les commerçants de sa ville commencent aussi à la solliciter pour des commandes. « Ce qui me plairait vraiment ce serait que des vignerons achètent ces vieux ceps ainsi sublimés pour les installer dans leur caveau de dégustation. Et pourquoi pas une exposition dans ce genre de contexte », projette-t-elle.

J’aime bien l’idée de sublimer des ceps morts en leur donnant une seconde vie.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires