L’OS race aubrac passe au « single step »

- - 3 min
La première valorisation de la génomique en race aubrac concernera les mâles évalués en station. Crédits : © OS race aubrac

L’aubrac bénéficie de l’indexation génomique avec le passage au « single step ». Une offre de génotypage sera lancée au printemps 2026. L’autre nouveauté la plus impactante concerne l’index aptitude à l’allaitement qui repose désormais à 100 % sur le poids âge-type à 120 jours.

L’aubrac bénéficiera bientôt de l’indexation génomique avec le passage à la méthode de calcul single step (incluant en une seule étape l’ensemble des données connues sur l’animal et ses apparentés : performances, génotypage, généalogie). « La première valorisation concernera les mâles évalués en station », présentent Mathilde Stouff, ingénieure technique et Cyril Leymarie, directeur de l’OS race aubrac. Cette évolution permettra un gain de précision sur les index calculés, gain d’autant plus fort chez les animaux jeunes, sans performances, mais génotypés.

Aujourd’hui, entre 5 000 et 5 500 animaux sont génotypés dans cette race. Cela a commencé par 250 taureaux dans le cadre du programme Gembal il y a une quinzaine d’années. Dans le cadre du programme Degeram, ce sont quelques centaines d’animaux supplémentaires qui ont été génotypés ces dernières années. « Des programmes de génotypage sont menés depuis quelques années avec le soutien des régions Aura et Occitanie », explique Cyril Leymarie.

5 000 à 5 500 animaux génotypés

La génomique était déjà utilisée dans la race pour identifier certains gènes d’intérêt, tel que le gène MH et le gène bulldog.

En parallèle de ce changement, le calcul de certains index centraux de la race évolue également. Le calcul de l’IFNais, facilité de naissance, se fera en tri-caractère. Jusqu’à présent, le tour de poitrine était converti en poids naissance avant d’être pris en compte dans le calcul. À partir de la prochaine indexation, il ne sera plus converti, mais directement pris en compte au même niveau que le poids naissance et les conditions de naissance. Le calcul de l’ALait évolue également. « Désormais, son calcul repose à 100 % sur l’effet maternel du poids âge-type (PAT) 120 jours. Le PAT 210 jours n’intervient plus dans l’ALait », souligne Mathilde Stouff. Un groupe d’éleveurs très au fait techniquement a pu tester la nouvelle formule. Verdict : elle colle mieux aux ressentis sur le terrain. « Il faudra aussi ne pas négliger l’évaluation de la persistance de la lactation », rappelle Cyril Leymarie.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

OS Race Aubrac
Suivi
Suivre

L’ensemble de ces modifications ont un impact sur les index. Ils sont plus précis, il y a un gain moyen de CD. La méthode de calcul single step implique une diminution des écarts-types. « Il y aura certainement un temps d’adaptation pour que les éleveurs reprennent des repères. »

Un nouvel index de synthèse fera son apparition lors de la prochaine indexation : l’APEL, aptitude à l’élevage. Cet index regroupe les facilités de naissance, la capacité d’allaitement et la croissance. « Il permet d’aller chercher les meilleures femelles de renouvellement. »

Une offre de génotypage au printemps 2026

En 2021, l’OS race aubrac et Auriva-Élevage ont créé la SAS Génobrac afin de mutualiser les investissements des deux structures dans la génomique. Une offre de génotypage est actuellement à l’étude et sera proposée au printemps 2026.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires