Il semblerait selon le titre Le Point que la présence de viande de porc soit sur le déclin dans de nombreux restaurants scolaires. Si la consommation à domicile se porte bien, celle en restauration scolaire souffrirait d’un règlement dense et complexe, de la loi climat et résilience, de la loi Egalim, ou encore du PNNS qui appellerait les mairies à privilégier la volaille pour sa faible teneur en graisse par rapport aux autres viandes.
« De plus en plus d’établissements n’en proposeraient plus car la gestion des repas avec viande de porc est trop difficile », estime Anne Richard, directrice générale d’Inaporc. En effet, les cantines scolaires doivent prévoir une alternative pour les personnes qui n’en consomment pas, là où un menu unique est plus facile à gérer.
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Le Point mentionne certaines cantines lilloises et lyonnaises qui ont drastiquement réduit leur repas à base de porc, n’en proposant dans certains cas que quatre fois au cours de l’année. « Certaines cantines l’affichent ouvertement, mas d’autres le font sans le dire aussi », ajoute Anne Richard.
Le phénomène est cependant difficilement quantifiable, le secteur de la restauration souffrant du manque de données. A cause de la hausse du prix de la viande de poulet liée à la grippe aviaire, « la viande de porc redevient la viande la moins chère du marché. Cela peut être une opportunité pour la restauration scolaire, dans ce contexte d’inflation, de proposer aux enfants de la viande achetée à un prix raisonnable », souligne Anne Richard.