Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par une dégringolade des volumes achetés. Le porc a quant à lui profité de la baisse de son prix moyen, et le poulet, bien qu’avec un prix en hausse garde son attrait de viande la moins onéreuse.
Les achats des ménages français pour leur consommation à domicile de viande, volailles et charcuterie ont reculé, en volume, de 2,5 % en 2025 comparé à 2024, selon les données annuelles de Worldpanel by Numerator relayées par FranceAgriMer. Il faut dire que le prix moyen d’achat progressait de 2 %.
Les achats des ménages de viandes de boucherie fraîches ont reculé, en volume, de 2,5 % en 2025. Le bœuf chute de 10,5 % alors que son prix moyen d’achat s’est envolé de 10,8 %, les volumes de veau dégringolent de 11,9 % pour un prix moyen d’achat en hausse de 6,4 %.
C’est historique, en moyenne le prix moyen d’achat du bœuf (19,8 €/kg) dépasse celui du veau (19,43 €/kg). Même tendance pour la viande ovine (plongée de 13,7 % des volumes pour un prix en hausse de 10,1 %) et pour les abats (-10,8 % en volume pour un prix qui progresse de 5,6 %).
Les achats de bœuf haché surgelé reculent de 6,5 % en volume alors que le prix moyen progresse de 5,3 % et atteint 10,87 €/kg.
Porc et élaborés résistent
Les deux poids lourds du rayon que sont le porc et les élaborés résistent néanmoins. Pour la viande de porc fraîche, les volumes progressent de 4,2 %, tirés par la longe (+4,9 %) avec un prix d’achat en légère déflation (-0,2 %). Les volumes d’élaborés ont tenu (+0,9 %) grâce aux saucisses fraîches à cuire (+6,4 %) et malgré le tassement du haché (-0,5 %).
La charcuterie se reprend
Les ventes de charcuteries ont progressé de 0,8 % en volume pour un prix moyen d’achat en baisse de 0,7 %. Une dynamique que le jambon cuit illustre bien, avec une hausse de 2,6 % des achats pour une baisse de 3,8 % du prix moyen d’achat.
En volaille, les découpes de poulet animent un rayon maussade
Si les achats des ménages de volailles progressent de 0,7 % en volume, ce chiffre cache les mauvaises performances la quasi-totalité des espèces (dinde : -5,4 %, canard : -2,1 %, pintade : -7,7 % et poulet PAC : -3,6 %). Le lapin souffre avec une plongée des volumes de 18,2 %. Seules notes positives, les découpes de poulet :+1,8 %), et les abats de volailles (+2,1 %).