Le communiqué de presse commun des groupes Euralis et Maïsadour est très laconique et sibyllin. Il annonce que les coopératives sont « entrées en discussion afin de réfléchir ensemble à l’avenir de leurs filières canards gras et à leurs développements futurs. » Contactés, les directeurs de communication le sont tout autant. « Cela fait quelques semaines qu’elles sont entamées, précise Olivier Quéro d’Euralis, et nous avons voulu l’annoncer suite aux rumeurs qui circulent. »
Pour Nadia Isambert de Maïsadour, « il s’agit de trouver ensemble les solutions pour dépasser les difficultés de nos filières et pérenniser leur développement. »
Leurs filières connaissent en effet des difficultés structurelles et conjoncturelles persistantes depuis plusieurs années, notamment avec les trois crises sanitaires influenza. Des réorganisations accompagnées de cessions ou fermetures de sites industriels surcapacitaires ont déjà eu lieu chez Euralis comme chez Maïsadour.
Aucun calendrier des négociations n’est avancé, ni aucun contenu divulgué, si ce n’est que les discussions portent sur l’ensemble des activités de la filière, sachant qu’il faudra délimiter où s’arrête le périmètre des discussions.
Côté Maïsadour, les coopératives Val de Sèvre (Vendée) et Vivadour (Gers) constituent la holding MVVH qui porte les activités d’abattage et transformation des trois actionnaires fournisseurs de vif.