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Souveraineté alimentaire : « Soit on produit, soit on importe » pour Yves Fantou, de Culture Viande

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Les abattoirs sont pris dans un étau, juge Culture Viande, indiquant que « le prix des animaux progresse plus vite que le prix de vente de la viande» Crédits : © Réussir Archives

La consommation de viande continue de progresser en France, même si les tendances divergent selon les espèces. En face, la production ne suit pas. Culture Viande appelle à la souveraineté alimentaire. 

Le marché français de la viande évolue dans un contexte tendu, marqué par une offre nationale qui ne suffit plus toujours à satisfaire la demande. La baisse des cheptels bovins, ovins et porcins entraîne une baisse de la production française, accentuant le décalage entre les volumes disponibles et les besoins de consommation.

Lire aussi : Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie 

La consommation de viande portée par la viande blanche

Évolution de la consommation française de viande en 2025 (source : Culture Viande)
FilièreBovinsOvinsPorcinsVolaille
Évolution sur un an-2,7%-5,9%+2,7%+3,3%

La consommation de viande a progressé de 1,3 % en 2025 par rapport à 2024, selon FranceAgriMer. La volaille se distingue particulièrement, avec une consommation en hausse de 3,3 % en volume. 

Lire aussi : 22 % des abattoirs bovins ont disparu en 15 ans 

Enrayer les importations de viande 

« Nous ne pouvons pas accepter la décroissance de notre secteur comme un horizon, en laissant la place à nos concurrents européens et mondiaux. Ce serait contraire à notre objectif de souveraineté alimentaire » explique Yves Fantou, président de Culture Viande, lors d’une conférence de presse le 28 septembre. 

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« Nous ne pouvons pas accepter la décroissance de notre secteur comme un horizon »

« Soit on produit, soit on importe » conclut-il. Les importations représentent déjà 29 % de la consommation de viande porcine, 26 % de la consommation de viande bovine et 62% de la consommation de viande ovine. Pour enrayer les importations de viande bovine, Culture Viande prône la stabilisation du cheptel bovin et l’engraissement en France, de mâles et de femelles, via la contractualisation. En porc, le syndicat appelle à l’agrandissement des élevages. 

Les abattoirs font face à la hausse des charges

Les abattoirs sont pris dans un étau, juge le syndicat, indiquant que « le prix des animaux progresse plus vite que le prix de vente de la viande : +22 % pour l'achat des gros bovins en 2025, contre +14 % pour le prix de vente », même tendance en veau (+11 % pour les animaux, +1,5 % pour la viande).

Lire aussi : Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025 

La compétitivité de la viande française est également mise à l’épreuve par l’explosion des charges supportées par les opérateurs de la filière : depuis 2019 ; +250 % pour le gaz, +337 % pour les redevances sur l’eau, +235 % pour les écocontributions des emballages et +40 % pour le gazole. Ces hausses compriment les marges des entreprises françaises et creusent l’écart de compétitivité avec les viandes importées, rendant plus difficile la réduction de la dépendance aux importations.

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