Déforestation importée : Interbev demande une "mesure miroir" sur la traçabilité des bovins

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La Commission européenne veut interdire l'importation de matières premières issues de la déforestation. Café, chocolat, viande bovine...Un projet de règlement européen est présenté ce 17 novembre 2021. C'est une opportunité pour obtenir une avancée en faveur des "mesures miroir".

Dans un communiqué du 16 novembre 2021, Interbev formule ainsi la demande d'imposer dans cet objectif aux pays tiers une "mesure miroir" sur la traçabilité individuelle des bovins tout au long de leur vie. Les importateurs pourraient ainsi exiger auprès de leurs fournisseurs de connaitre les lieux de naissance et d'élevage des animaux.

Faute de traçabilité, les viandes peuvent provenir d'élevages responsables de la déforestation. Dans ce projet de règlement européen, les produits importés devront recevoir un certificat qui établit à partir d'images satellites que leur zone de production n'est pas une zone de déforestation. L'année de référence pourrait être 2020.

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"Peut-on, en cohérence, déclarer vouloir « minimiser les risques de déforestation et de dégradation des forêts associés aux produits mis sur le marché de l'UE », tout en continuant à fermer les yeux sur les dizaines de milliers de tonnes de viandes bovines brésiliennes qui ne respectent pas les normes de traçabilité européenne et entrent pourtant chaque année sur le marché européen ?"  fait valoir Interbev.

Interbev comptera sur la détermination d'Emmanuel Macron, qui a fait de l'application de « mesures miroir » aux produits agricoles importés l'une des grandes causes de la Présidence Française de l'Union européenne (premier semestre 2022).

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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