Pour sélectionner ses nouvelles variétés maïs ensilage, KWS s’appuie sur deux niveaux complémentaires d’évaluation. Les quatre articles détaillent et expliquent cette approche menée en partenariat avec des spécialistes de la nutrition animale et validée par un essai d’Arvalis.
Comment choisir sa variété de maïs ensilage : au-delà du rendement, la Marge sur Coût Alimentaire
Le choix d’une variété de maïs ensilage ne doit pas se limiter au rendement. La rentabilité d’un atelier laitier dépend aussi de la valeur alimentaire du fourrage, notamment de sa teneur en amidon, de la digestibilité des fibres et du lait permis. Pour évaluer cette performance globale, KWS met en avant la Marge sur Coût Alimentaire (MCA), un indicateur qui combine rendement et qualité nutritionnelle. Selon les spécialistes, deux variétés peuvent entraîner jusqu’à 2 kg de lait d’écart par vache et par jour. KWS a ainsi développé le label EnergyBOOST, qui distingue des variétés à haute densité énergétique capables d’améliorer la production de lait et la rentabilité des élevages.
Interview. Maïs ensilage : « L’objectif d’un éleveur est de produire un maximum de lait à partir de ses propres fourrages »
Dans un entretien, Samuel Batard, expert nutrition KWS et Jean-Luc Demars, chef produit maïs KWS expliquent la démarche KWS, qui évalue les variétés selon une double performance : rendement au champ et valeur alimentaire au silo. Le label EnergyBOOST distingue les maïs à haute densité énergétique, capables d’apporter plus d’amidon dégradable, davantage de lait permis et une meilleure Marge sur Coût Alimentaire. Neuf variétés sont aujourd’hui labellisées, et des essais menés par Arvalis ont crédibilisé l’approche pour améliorer la rentabilité des élevages laitiers.
Performance du maïs ensilage : la vérité sort du pis des vaches
Un essai indépendant mené par Arvalis à la ferme expérimentale de La Jaillière a évalué l’impact du choix variétal en maïs ensilage sur les performances en élevage laitier. . Pendant douze semaines, deux lots de vaches ont reçu une ration identique, seule la variété de maïs changeant. La variété KWS, plus riche en amidon et plus digestible (dNDF), a permis de produire 1 kg de lait brut supplémentaire par vache et par jour et d'améliorer la marge sur coût alimentaire de 16 centimes par vache et par jour. Pour un troupeau de 120 vaches, cela représente environ 43 800 litres de lait et 7 000 € de marge supplémentaire par an. Ces résultats confirment l’intérêt de la démarche de « double performance » de KWS, qui associe rendement au champ et valeur alimentaire du fourrage.
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Interview. « Meilleur est le fourrage, plus c’est facile et rentable pour l’éleveur »
Pour Fabrice Bedel, responsable ruminants chez Mixsciences, l’essai mené par Arvalis pour KWS est innovant car il établit un lien direct entre les performances du maïs au champ et ses effets sur la production laitière. Les résultats montrent qu’une variété associant forte teneur en amidon et excellente digestibilité des fibres permet de produire 1 kg de lait brut supplémentaire par vache et par jour, tout en améliorant l’état corporel des animaux. Selon lui, cela prouve que l’énergie du fourrage est mieux valorisée, aussi bien pour la production de lait que pour la santé et la reproduction des vaches. Il souligne également l’intérêt de la Marge sur Coût Alimentaire (MCA), un indicateur rarement utilisé par les semenciers mais essentiel pour mesurer la rentabilité en élevage. Son constat est clair : plus le fourrage est de qualité, plus l’éleveur gagne en performance technique et économique.