Sindy Throude, Institut de l’élevage Comment évaluer la durabilité des élevages ovins ?

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Sindy Throude, Institut de l’élevage Crédits : © B. Morel
La durabilité des systèmes d'élevage intéresse la production ovine pour plusieurs raisons, notamment pour l'attractivité du métier d'éleveur et la réponse aux attentes sociétales. Crédits : © B. Morel

« Dans le contexte actuel, la notion de durabilité présente un vif intérêt pour la filière ovine avec des objectifs multiples : répondre aux attentes des consommateurs en mettant en avant les bonnes pratiques environnementales, sociales, sociétales, économiques ; maintenir et renforcer la présence de l’élevage ovin sur les territoires de montagne et la pratique du pastoralisme ; renforcer l’attractivité du métier d’éleveur ovin, etc. Avec le projet FAM DEO, la filière ovine dispose d’une méthodologie d’évaluation des performances de durabilité des systèmes d’élevage ovin. Cet outil se base sur 24 indicateurs, regroupés en neuf enjeux stratégiques, eux-mêmes répartis dans les trois thèmes de la durabilité que sont le social, l’économie et l’environnement.

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Comprendre les forces et faiblesses des exploitations

FAM DEO est notamment utilisé dans le projet européen Life Green Sheep. Cette évaluation de la durabilité nécessite d’avoir effectué au préalable un diagnostic Cap’2ER de niveau 1. Les résultats sont présentés dans un document de quatre pages avec chaque enjeu détaillé pour comprendre les forces et les points de vigilance pour une exploitation. Les éleveurs et les conseillers qui ont participé au projet reconnaissance l’intérêt de la démarche et l’importance qu’il y a d’étudier les performances environnementales des exploitations ovines. En étudiant la durabilité, on va encore au-delà du seul volet environnement. Parfois, les éleveurs sont réticents à aborder le sujet de la durabilité mais finalement, tous vivent l’expérience comme un enrichissement et chacun y trouve son intérêt. »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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