Créé en 2015, le Réseau mixte technologique (RMT) Alimentation locale, qui soutient les circuits courts, entre dans une nouvelle phase : pour sa troisième programmation 2026-2030, il sera porté par Inrae et sera co-animé par Chambres d'agriculture France.
La part des exploitations agricoles qui vendent tout ou une partie de leur production en circuits courts est passée de 19,8 % à 26,3 % en dix ans. Cela a été rendu possible par le Réseau mixte technologique (RMT) Alimentation locale, mis en place en 2015, affirme ce dernier. Il réunit des structures de recherche, d'enseignement, de développement agricole et rural autour des circuits courts et des filières alimentaires locales. Sa mission est de produire et partager des connaissances, outils et formations au service d'une reterritorialisation des systèmes alimentaires contribuant à leur durabilité et à leur résilience.
Le réseau engage sa troisième programmation, pour 2026-2030, avec l'objectif de renforcer et élargir l'expertise collective sur la reterritorialisation des systèmes alimentaires, un réseau enrichi de nouveaux membres et une coopération renforcée avec d'autres RMT. Succédant à la FR Civam Bretagne et au réseau Civam, le réseau sera porté pendant ces quatre années par Inrae-UMR Innovation et coanimé par Chambres d'agriculture France, avec le soutien d’une équipe réunissant neuf partenaires : Bordeaux Sciences Agro, CERD, CRIPT PACA, FAB'LIM, Institut Agro Montpellier, Open Food France, Terralim, Université Gustave Eiffel, VetAgro Sup. La FR Civam Bretagne et Réseau Civam, qui ont porté les précédentes éditions, continueront de s'impliquer dans le réseau.
La troisième programmation du RMT Alimentation locale 2026-2030 réunit plus de 40 structures partenaires (organismes de recherche, établissements d'enseignement, chambres d'agriculture, réseaux de développement rural et structures d'accompagnement). Elle repose sur 4 objectifs :
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Le RMT Alimentation Locale fait émerger des projets de recherche et développement auprès de financeurs nationaux (Casdar, SNANC, Fondation de France, Fondation Carasso, etc.) et européens (Horizon Europe, Feader, etc.). Il outille directement producteurs, artisans, collectivités et enseignants avec des ressources adaptées : guides pratiques, outils numériques et formations. Le réseau alimente également l'action publique : il porte la voix des acteurs de terrain et met à disposition des données sur la reterritorialisation des systèmes alimentaires via son Observatoire des systèmes alimentaires territorialisés (obsat.org). Ancré en France, il est aussi ouvert sur l'Europe grâce au projet européen COREnet.
Les chiffres confirment l’engouement des consommateurs pour l’alimentation locale et les circuits courts :
26,3 % des exploitations agricoles françaises vendent en circuits courts, contre 19,8 % en 2010, soit 109 215 exploitations concernées en 2020 (selon les recensements agricoles de 2010 et 2020)
Près de 450 Projets alimentaires territoriaux (PAT) sont recensés aujourd'hui, contre un peu moins de 200 fin 2020 (chiffres France PAT d'août 2026)
Il y a 109 projets soumis à l'appel à projets des Démonstrateurs territoriaux pour la transition agricole et alimentaire de la Banque des territoires, dont 29 lauréats ;
52,2 % des Français ont acheté au moins un produit directement à un agriculteur en septembre 2024, contre seulement 37,2 % en mars 2013 (selon les projets PLAT4TERFOOD, ANR-23-PESA-0005 et CODIA).