Lorsqu'il reprend l'exploitation de ses parents, Cyril Delaite choisit d'arrêter le lait et de développer un système simple, pour travailler seul sur sa ferme. Il achète des petits veaux croisés et les engraisse jusqu'à 28-30 mois. Il commercialise entre 70 et 80 % de sa production en vente directe. Un circuit facilité par la présence d'une coopérative d'abattage, de découpe et de fabrication de steaks hachés à proximité.
« Lorsque je me suis installé à la suite de mes parents, j’ai arrêté le lait. Je voulais pouvoir travailler seul sur la ferme. J’ai choisi d’acheter des petits veaux croisés Angus ou Wagyu sur Holstein ou montbéliarde, à des éleveurs laitiers voisins. J’en achète 70 par an et je les mène jusqu’à 28-30 mois. Entre 70 et 80 % d'entre eux sont commercialisés en vente directe, majoritairement à des particuliers, en colis de steaks hachés surgelés de 5 kg et en colis de 1/16e de carcasse. J’ai aussi un débouché pour 140 kg de steaks hachés toutes les cinq semaines avec une maison de retraite. J’ai des animaux à vendre toute l’année. Tous les jeudis, j’en emmène un ou deux à Adequat Vosges, à 10 km. Je récupère la marchandise le mercredi et les gens viennent chercher leurs commandes en fin de semaine. Je garde toujours un stock de steaks hachés pour les personnes de passage. L’abattoir n’est pas très cher, en vendant les steaks hachés 15 €/kg, je valorise les bêtes à 7,3 €/kg carcasse. De plus, pour me lancer dans la vente directe, je n’ai eu besoin que d’une armoire frigo et de deux congélateurs. Sans la coopérative d’abattage, je ne pense pas que j’aurais pu développer ce système simple, rémunérateur et qui me donne la satisfaction d’avoir les retours des clients. »
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