La prévision de Serge Zaka, agroclimatologue chez ITK, fait frémir. Dans son bulletin du 16 juin, il indiquait que la veille, les 37°C avaient déjà été dépassés dans la vallée de la Garonne et le Var. « La chaleur est humide sur certains départements du sud-ouest, ce qui augmente les difficultés de respiration et les difficultés de nutrition des animaux », ajoutait-il.
Les risques présentés sur les deux cartes de prévision sont des risques potentiels, « c’est-à-dire qu’ils ne prennent pas en compte les éventuelles mesures de lutte contre ces conditions exceptionnelles mises en place par les agriculteurs ».
Vendredi 17 juin, les 40°C seront dépassés sur une partie du sud-ouest, pointait Serge Zaka. « Le paroxysme sera atteint samedi. Les indices THI (index de température et d’humidité) seront « sévères » entre 80 et 90 sur une grande partie du territoire. Il n’est pas exclu samedi que l’indice THI atteigne des niveaux mortels (THI supérieur à 90) très localement dans le Sud-Ouest. Si la prévision se confirme, ça serait la première fois qu’un tel niveau est atteint en France, qui plus est mi-juin. »
Pour rappel, chez les laitières, le seuil de stress thermique léger est estimé à 68. « À partir de l’indice THI 87 (atteint entre 31° et 38°C) on constate des pertes de lait sévères sur les exploitations, si rien n’est mis en place. »
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