La FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, Jeunes Agriculteurs Auvergne-Rhône-Alpes, la Copamac et "Les éleveurs de races à viande du Grand Massif central" annoncent des actions syndicales. Ces organisations demandent la publication immédiate des taux de perte estimés par l’indice satellitaire de l'assurance pour les prairies et le déclenchement d'enquêtes de terrain officielles. Elles demandent aussi la prise en compte de l'explosion des charges dans les prix des ventes de toutes les productions.
Dans un communiqué du 28 septembre 2026, la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, Jeunes Agriculteurs Auvergne-Rhône-Alpes, la Copamac et "Les éleveurs de races à viande du Grand Massif central" appellent à la mobilisation dans les départements du Massif central et de la région Auvergne-Rhône-Alpes au sujet de l'assurance prairies.
Ces organisations demandent à l’Etat et aux assureurs de publier immédiatement, commune par commune, les taux de perte estimés par l’indice satellitaire pour les prairies. « Où sont les chiffres ? L’État et les assureurs disposent déjà d’estimations des pertes calculées par l’indice satellitaire. Pourtant, les éleveurs n’y ont pas accès » font valoir ces organisations syndicales.
Elles leur demandent aussi de déclencher des enquêtes de terrain officielles sous l’autorité des préfets et complétées par les données de l’Observatoire national de la pousse de l’herbe, et d'indemniser les éleveurs sur la base des pertes identifiées sur le terrain. Elles veulent également que soit rétabli par décret, pour les non-assurés, un taux de prise en charge sur prairies de 45 % des pertes au-delà du seuil de déclenchement, comme en 2023.
Explosion des charges
« Et que font les acteurs de l’aval des filières et du commerce ? Où est la mobilisation collective attendue pour aider les agriculteurs à maintenir leur niveau de production grâce à des prix qui montent ? ». Pour ces organisations, on se dirige tout droit vers une rupture alimentaire en France par manque de production. Elles demandent aux acteurs des filières et du commerce de revoir immédiatement leurs grilles tarifaires pour compenser l'explosion des charges subies sur les exploitations.
Dans un lettre ouverte à la Ministre et aux assureurs publiée le 25 septembre, la FNB, la FNPL, la FNO et la FNEC portent la même exigeance de transparence. « Les préfets ont eux-mêmes reconnu des pertes herbagères qui dépassent les 50% dans la plupart des départements... Chaque éleveur français doit pouvoir connaitre précisément l’estimation de sa perte telle qu’elle est calculée par votre indice satellitaire.»
« Les éleveurs de ruminants soulignent depuis des mois, et même des années, les problématiques de reconnaissance des pertes climatiques sur prairies mesurées par l’Indice satellite de pousse des prairies (IPP), dont la diffusion reste tardive et partielle... Et pourtant, aucune annonce n’a été faite concernant le déploiement d’enquêtes départementales visant à estimer la réalité des pertes.»