En 2023, l’Irlande était le second fournisseur de viandebovine de la France, avec près de 56 000 tonnes équivalent carcasse (téc) sur les 10 premiers mois, derrière les Pays-Bas (75 000 téc) et devant le Royaume-Uni (44 000 téc). Les exportations irlandaises vers la France étaient toniques sur cette période (+1,2 %) malgré la baisse de production de l’île anglophone. En effet, selon les données de Teagasc, la production irlandaise de viande bovine a reculé de 4,5 % en 2023 par rapport à 2022.
Les estimations gouvernementales sont à une nouvelle baisse de 4 % de la production de viande irlandaise en 2024. De quoi envisager des prix fermes. La part des bovins de races laitières dans le total a progressé en Irlande ces dernières années. De quoi contribuer à une baisse du moyen à l’abattage. La production de viande est aussi contrainte par le nombre d’animaux disponibles.
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Loin des débats sur le transport d’animaux vivants, l’Irlande affiche des records pour ses exportations de bovins vivants, principalement des veaux. Elles progressaient dans l’ensemble de 16 % en 2023 et même de 21 % pour les seuls veaux.
Quelles conséquences sur le marché français
Les prix des vaches laitières françaises sont très sensibles au marché européen puisque les échanges sont nombreux. Les disponibilités serrées en Irlande et les perspectives de prix plus élevés en 2024 (+3 % par rapport à 2023 selon les prévisions de Teagasc) laissent donc supposer un peu plus de tension sur les vaches françaises.