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Les conseils de l’Itavi pour limiter les risques de picage entre poules pondeuses

Le projet de recherche appliquée Casdar Epointage a permis d’élaborer un guide technique qui propose des actions pour limiter l’apparition du risque de picage.

Il n’existe aucune solution miracle contre le picage qui peut survenir dans les élevages de poules pondeuses. Le projet Casdar Epointage a mis en évidence les facteurs associés au picage. Il propose des trois types d’actions pour limiter les risques d’apparition, reposant sur une approche globale de l’élevage.

1 Préparer les poulettes à bien réagir aux stress

De nombreux comportements dépendent de facteurs très précoces. Afin de limiter l’apparition du comportement de picage sévère au stade pondeuse, il est important que les animaux puissent appréhender au mieux leur environnement dès le jeune âge, ce qui permettra une meilleure utilisation des équipements en bâtiment de pondeuse : perchoirs, plateformes, enrichissements. Il convient également d’habituer les poulettes à certaines perturbations de l’environnement, comme la présence de l’homme ou le bruit. Il est donc important que l’éleveuse ou l’éleveur de poulettes soit très présent dans le bâtiment lors des premiers jours de vie, en particulier les premières heures après la mise en place : trois heures passées au calme avec les poussins à leur arrivée ont beaucoup plus d’impact que trois heures passées quelques jours plus tard. La présence d’une radio dans la salle d’élevage permettra d’habituer les poulettes au bruit. Il faut tout de même éviter les bruits très aigus ou les niveaux sonores de plus de soixante décibels.

2 Conduire et surveiller les pondeuses

Le management du bâtiment d’élevage et la surveillance des animaux jouent un rôle essentiel pour limiter les risques d’apparition du comportement de picage.

Cinq points clés sont à suivre en priorité :

- maintenir une ambiance saine (température, hygrométrie et vitesse d’air) ;

- disposer d’une litière sèche et friable ;

- limiter le parasitisme externe (pou rouge) ou interne (vers intestinaux) ;

- disposer d’une luminosité homogène, effectuer un allumage et une extinction progressifs, limiter l’entrée excessive de lumière naturelle (avec un débord de toit, des volets ou rideaux adaptés) ;

- prévoir un système de gestion des coups de chaleur (brumisation haute pression, pad cooling) en veillant à habituer les animaux au bruit que génèrent ces systèmes.

 

3 Enrichir le milieu d’élevage

L’enrichissement du milieu stimule les capacités d’apprentissage et les interactions entre l’animal et son environnement. Il réduit ainsi les comportements de peur et aide l’oiseau à s’adapter aux variations des conditions d’élevage. Pour maintenir la curiosité des animaux, il est important de mettre à disposition des enrichissements de diverses natures (balles de paille ou luzerne, blocs à piquer, objets à picorer) et de renouveler les enrichissements trop usés. Il est essentiel de mettre en place des enrichissements dès le stade poulette pour une efficacité maximale. Un bon aménagement des parcours permettra également une meilleure sortie des animaux réduisant ainsi la densité à l’intérieur du bâtiment et favorisant l’expression de comportements exploratoires à l’extérieur.

 

 

« De bonnes conditions d’ambiance sont déterminantes »

« côté web » : Le détail des recommandations est disponible dans le guide technique téléchargeable sur www.itavi.asso.fr

L’épointage diversement appliqué

L’épointage du bec des poules pondeuses est réalisé au couvoir par traitement Infrarouge du bec des poulettes sur moins d’un tiers de la longueur du bec. Il est autorisé en France et réglementé par la Directive européenne 1999/74/EC. L’épointage est interdit depuis longtemps en Norvège, Finlande et Suède et plus récemment en Allemagne, Autriche, Suisse, Pays-Bas. Cette interdiction concerne aussi les élevages français exportant les œufs à destination de ces pays.

Une détection précoce pour réagir vite

L’un des premiers signes de la présence de picage en élevage est l’irrégularité du plumage. Les principales zones piquées sont la partie dorsale et la base de la queue. Afin de détecter précocement le picage, la présence de l’éleveur est essentielle pour observer la présence de plumes dans la litière, évaluer l’état de l’emplumement et la présence de lésions, vérifier l’absence de lésion de picage sur les animaux trouvés morts, en particulier dans la zone cloacale.

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