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"Nous avons choisi une ventilation adaptée à notre poulailler avec préau"

Éleveurs de dinde à Plouvien dans le nord du Finistère, Lionel et Xavier Rivoal ont construit un préau en rénovant leur poulailler et en revoyant complètement sa ventilation.

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Les deux frères, Lionel et Xavier Rivoal, âgés de 40 et 36 ans, introduisent avec un préau une différenciation Bien-être dans leur élevage déjà diversifié (compostage, chauffage par biomasse, photovoltaïque).
© P. Le Douarin

Séduits par le projet de la coopérative bretonne Eureden de développer un élevage de dinde plus durable, les deux frères Lionel et Xavier Rivoal se sont décidés à rénover leur poulailler en 2022. « Nous avons envisagé l’ajout d’un préau avec deux objectifs, précise Xavier : améliorer nos conditions de travail (gestion de la litière, conditions d’enlèvement) et renforcer le bien-être et la santé de nos dindes, notamment en réduisant la densité. »

Mais avant, ils ont pris le temps de réfléchir à l’adéquation entre la ventilation et le préau. Après des visites en France et en Autriche, ils ont préféré conserver une ventilation qui fonctionne en mode statique la plupart du temps. « Nous avons déjà l’habitude de travailler ainsi dans nos quatre bâtiments qui sont situés dans une zone assez ventée, souligne Xavier. Par ailleurs, il nous semble que la ventilation dynamique a un coût de fonctionnement qui n’est pas négligeable. »

Échangeurs de chaleur aérothermes

Avant la rénovation, l’ancien bâtiment de grand volume et de 16 mètres de large, datant de 1981, fonctionnait en mode statique avec un lanterneau et deux rangées latérales de grands volets continus sans jupes.

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Les quatre échangeurs de chaleur aérothermes servent de premier groupe de ventilation pour assurer le chauffage et renouvellement d’air au cours du premier mois de vie des dindes. © P. Le Douarin

Désormais, l’ambiance du nouveau bâtiment est gérée de plusieurs manières. Au démarrage, quatre appareils Lead’Expair assurent le chauffage et le renouvellement de l’air intérieur jusqu’à l’âge de 30 jours environ (3 500 m3 par heure et par appareil au maximum).

<em class="placeholder">Un préau monopente de 6,3 m de large à charpente indépendante à 280 euros le mètre carré.</em>
Un préau monopente de 6,3 m de large à charpente indépendante à 280 euros le mètre carré. © P. Le Douarin

Lorsqu’il y a besoin de plus d’air avec des dindes mieux plumées, les éleveurs ventilent aussi avec le chapiteau et les volets latéraux en Macrolon, ouverts en mode guillotine ou en basculant, avec ou sans les échangeurs.

Divisé en trois zones, le bâtiment est piloté par une régulation Sodalec Megavi faisant suite à une Sodalec RVA98. « Dans un secteur peu sujet à la canicule, nous n’avons pas choisi d’ajouter des turbines en pignon, mais ce sera techniquement possible, si besoin », ajoute l’éleveur.

Désossage total du poulailler

<em class="placeholder">Les frères Rivoal commencent à donner une seconde jeunesse à un site d’élevage construit voici plus de quarante ans, mais régulièrement rénové.</em>
Les frères Rivoal commencent à donner une seconde jeunesse à un site d’élevage construit voici plus de quarante ans, mais régulièrement rénové. © P. Le Douarin

Déroulée de septembre 2023 à juin 2024, la rénovation a été l’occasion de désamianter totalement le bâtiment, dont il n’est resté que la charpente métallique. Une nouvelle isolation en panneaux sandwichs a été posée sur les côtés et sous la toiture en bac acier qui supportera des panneaux photovoltaïques, prévus pour cette année 2025.

<em class="placeholder">Relativement récent, l’équipement intérieur a pu être réemployé.</em>
Relativement récent, l’équipement intérieur a pu être réemployé. © P. Le Douarin

L’équipement intérieur a été conservé.

Avec une toiture dans le prolongement du bâtiment, le préau s’intègre bien sur une surface de 600 m² (40 %). Sa charpente métallique est indépendante pour bénéficier de la garantie décennale. Sa paroi externe comporte une longrine de 60 cm de haut permettant aux dindes de voir à l’extérieur et au-dessus un grillage calfeutrable par un rideau. S’ouvrant de bas en haut, il protège les animaux du vent et de la pluie (exposition nord).

<em class="placeholder">Les volets continus amovibles facilitent la circulation de l’air entre le préau et l’intérieur du bâtiment.</em>
Les volets continus amovibles facilitent la circulation de l’air entre le préau et l’intérieur du bâtiment. © P. Le Douarin

Du côté intérieur, le préau est séparé par une cloison isolée comportant quatre portails d’accès à l’intérieur plutôt que des trappes (plus simple d’utilisation pour manipuler les dindes) et des volets d’entrées d’air qui sont pivotants ou totalement coulissants. Le sol reste en terre battue, tandis que l’isolant en sous toiture assure un confort maximal.

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Sur ce côté, les volets continus sans jupe sont uniquement coulissants. © P. Le Douarin

Au final, l’investissement est revenu à 590 000 euros financés par un prêt, se répartissant en 90 000 euros de désamiantage, 170 000 euros de préau et 450 000 euros de rénovation. Pour le préau, les éleveurs ont obtenu d’Eureden 40 % d’aide (68 000 euros), s’ajoutant aux 60 000 euros du Feader versés par la Région (Agri Invest en Bretagne) au titre des économies d’énergie.

Un premier lot d’essai réalisé sur du poulet Ross a permis aux deux frères de se familiariser au nouveau bâtiment. Les premiers dindonneaux ont été mis en place début septembre avec une sortie finale des mâles prévue en janvier dernier. Si les premiers résultats se confirment, un second poulailler avec préau devrait être rénové dès l’an prochain.

Deuxième génération à l’élevage Rivoal

<em class="placeholder">La transformation (désamiantage, rénovation, construction du préau) s’est déroulée de septembre 2023 à juin 2024.</em>
La transformation (désamiantage, rénovation, construction du préau) s’est déroulée de septembre 2023 à juin 2024. © Eureden

Jeanne et Rémi Rivoal, 77 et 78 ans, se sont lancés dans la dinde au début des années quatre-vingt. Entre 1981 et 1989, ils ont bâti quatre poulaillers de 1 500 m² dans une ancienne carrière. En 2006, ils construisirent une plateforme de compostage pour résoudre la question des excédents organiques et vendre un produit normalisé. En 2011, ils ont investi dans une chaudière à bois alimentée en plaquettes locales. Leurs deux fils, Lionel et Xavier, les ont rejoints, respectivement en 2008 et 2014, année de leur départ en retraite. Les deux frères exploitent également 80 hectares mis en culture (blé, mais, orge, colza, lin).

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