Aller au contenu principal

Montrose passe les vins de presse en revue

Le château bordelais Montrose a lancé une étude pour mieux connaître les caractéristiques des vins de presse. En voici les premiers enseignements.

Les pressoirs verticaux donnent les mêmes résultats qualitatifs que les pneumatiques horizontaux, mais un volume moindre, selon les essais menés au château Montrose.
Les pressoirs verticaux donnent les mêmes résultats qualitatifs que les pneumatiques horizontaux, mais un volume moindre, selon les essais menés au château Montrose.
© Réussir

Les vins de presse sont les grands oubliés des études fondamentales sur le vin. Peu d’experts se sont penchés sur leurs caractéristiques, tant aromatiques que structurelles. Résultat, la séparation des différents jus se fait souvent au feeling et à la dégustation. Pour y voir plus clair, le château Montrose, à Saint-Estèphe en Gironde, a donc lancé une étude, en collaboration avec l’œnologue Éric Boissenot.

Davantage de vin de presse avec les pressoirs pneumatiques

Premier enseignement : « les pressoirs pneumatiques horizontaux et verticaux hydrauliques donnent des résultats qualitatifs similaires », informe Vincent Decup, le directeur technique du grand cru bordelais. Réalisée sur 39 vins issus de merlot et cabernet sauvignon, des millésimes 2016, 2017 et 2018, provenant de deux types de parcelles (à fort potentiel qualitatif et à potentiel intermédiaire), l’étude a en effet pointé qu’avec le pressoir pneumatique, seuls 26 % des vins obtenus à une pression supérieure à 1,2 bar obtenaient des notes supérieures à 7,55 ; le seuil permettant d’intégrer le 1er vin. Mais de son côté, le pressoir vertical a entraîné une plus grande hétérogénéité de tous les lots. Au final, « la valorisation des vins est équivalente entre les deux pressoirs », indique donc le château dans son communiqué. Avec toutefois une différence de taille : le volume de vin de presse généré par les pressoirs pneumatiques est supérieur d’environ 12 %, grâce à sa capacité d’émiettage automatique.

Un argument de poids qui a guidé le directeur technique lors du renouvellement de son parc de pressoirs. « Nous avons opté pour des pneumatiques Diemme, qui disposent d’un programme intelligent réglé sur le débit, détaille Vincent Decup. Tant que du jus s’écoule du pressoir, la pression reste la même. Dès lors que plus rien ne sort, le pressoir change automatiquement et doucement de palier. » Ce fonctionnement sans à-coups a séduit le directeur technique, qui souligne que deux campagnes ont tout de même été nécessaires pour peaufiner les réglages.

Le terroir l’emporte sur la pression appliquée

Le second enseignement de l’étude concerne le fractionnement des jus de presse. « Auparavant, nous faisions beaucoup de lots de vins de presse, se remémore le directeur technique. De 0,2 à 0,4 bar, le vin allait dans une barrique, puis de 0,4 à 0,6 bar dans une autre, et ainsi de suite. Or c’est la provenance qui prime. » L’étude a en effet confirmé la meilleure qualité des vins de presse issus des terroirs à forts potentiels, par rapport à ceux issus de potentiels intermédiaires. Les différentes provenances sont donc bien séparées. Puis, « les fractions obtenues au-delà de deux rebêches ont moins de probabilité de générer des vins qualitatifs », note le château. Ces lots sont donc écartés des autres, entonnés, et travaillés à part.

Grâce à cela, Vincent Decup estime que les vins ont gagné en précision. « Les lots de presse que l’on propose pour l’assemblage sont plus purs, plus lisibles », analyse-t-il. Cela a également simplifié la gestion au chai, le nombre de lots de vin de presse étant moindre. Mais cette étude sur les vins de presse n’est pas terminée. Avec l’aide de l’ISVV, le château va désormais essayer de les caractériser tant au niveau aromatique que structurel…

Les plus lus

<em class="placeholder">Sylvain Vatel du Domaine du Fossile devant un tracteur Kubota M5072</em>
En Indre-et-Loire : « J'ai opté pour un tracteur vigneron opérationnel neuf mais à tarif contenu »

Le Domaine du Fossile a fait le choix d’un tracteur simple et économique neuf plutôt qu’un tracteur d’occasion récent.

<em class="placeholder">Drone effaroucheur</em>
En Seine-et-Marne : « Les drones effaroucheurs détectent parfaitement le gibier de nuit dans mes parcelles »

L’agriculteur Frédéric Brunot s’est équipé d’un drone effaroucheur. Il lui permet de détecter la présence du gibier la nuit,…

<em class="placeholder">Effaroucheur à gibier à ultrasons Repzen.</em>
Dans le Vaucluse : « Les effaroucheurs à ultrasons marchent très bien contre les sangliers »

Le maraîcher et viticulteur vauclusien Pierre Avon arrive à limiter les dégâts de sanglier en employant un effaroucheur à…

<em class="placeholder">véhicules anciens rénovés pour évènements festifs</em>
Des véhicules de collection pour sublimer le service du vin et les instants festifs

Transformer un vieux camion Citroën en cave à vin pour créer une ambiance unique lors d’évènements festifs : telle est l’…

<em class="placeholder">Tracteur enjambeur New Holland TE6 au salon Sitevi 2025 </em>
New Holland – Un nouveau séquençage de bout de rangs sur les enjambeurs TE6
New Holland fait évoluer le séquençage de bout de rang sur ses enjambeurs.
<em class="placeholder">parcelle en hydrologie régénérative en vallée du Rhône</em>
En Drôme-Ardèche, dix-sept projets d’hydrologie régénérative avec zéro reste à charge pour les agriculteurs

Pour s’adapter au changement climatique, deux communautés de communes du nord de la vallée du Rhône ont lancé un projet…

Publicité
Titre
VENTE FLASH
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[VENTE FLASH] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole