Stockage de l'eau : cinq agriculteurs racontent leur expérience des réserves et retenues
Pourquoi ont-ils choisi de stocker l'eau ? Quels bénéfices en retirent-ils ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? À l'heure où la sécheresse frappe une grande partie de la France, cinq agriculteurs racontent leur expérience. Retenues collinaires, réserves de substitution… Derrière le stockage de l'eau se cachent des réalités très différentes selon les territoires.
Pourquoi ont-ils choisi de stocker l'eau ? Quels bénéfices en retirent-ils ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? À l'heure où la sécheresse frappe une grande partie de la France, cinq agriculteurs racontent leur expérience. Retenues collinaires, réserves de substitution… Derrière le stockage de l'eau se cachent des réalités très différentes selon les territoires.
« Nous sécurisons nos cultures à haute valeur ajoutée grâce à nos retenues collinaires dans le Périgord »
L’ASA de Sainte Sabine, dans le Périgord, dispose aujourd’hui de sept retenues collinaires. Son président Thierry Pimouguet explique que ces ouvrages, qui s’inscrivent dans une logique territoriale, ont permis de développer des productions à valeur ajoutée.
« En Dordogne, notre projet de réserve pourrait aboutir grâce au fonds hydraulique de l'État »
Patrick Gaillard est président de l’ASA de Maison Basse à Montagnac-la-Crempse (24) qui a un projet de réserve à l'étude depuis 10 ans. Malgré des contextes économique et réglementaire difficiles, le projet fait aujourd'hui consensus et pourrait avancer grâce aux annonces de ces derniers mois.
« L'impact de nos prélèvements sur le milieu est maîtrisé grâce à notre réserve collective »
Guillaume Chamouleau, agriculteur en Charente, irrigue à partir d’une réserve de substitution construite il y a 25 ans. Il partage l'histoire de sa création et son expérience d'utilisateur sur un sujet qui cristallise les opinions.
Sainte-Soline : « Notre réserve restera vide cette année, laissant les exploitations sans solution alternative d’irrigation »
Thierry Boudaud est président de la Coop de l’eau 79, qui porte les réserves de substitution du bassin de la Sèvre niortaise. Il revient sur les caractéristiques hydrologiques et agricoles de ce territoire du Poitou-Charentes et sur la situation de la réserve de Sainte-Soline.
« Une irrigation de 2000 m³/ha sur maïs coûte 620 € avec notre réserve de substitution en Dordogne »
Les deux réserves de substitution de l’ASA du Bandiat, entre Charente et Dordogne, ont permis le maintien d’ateliers rémunérateurs sur les exploitations concernées. Mais aujourd’hui leur rentabilité, étroitement liée aux prix de l’énergie et de vente des productions, inquiète les membres de l’ASA.