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Quel temps d’astreinte pour la vente directe de viande ovine ?

La vente directe est une solution de commercialisation attractive de ses agneaux. Encore faut-il réfléchir au temps nécessaire à y consacrer.

Il faut compter 10 minutes pour faire un colis d'agneau voire 30 minutes si une mise sous-vide est demandée.
Il faut compter 10 minutes pour faire un colis d'agneau voire 30 minutes si une mise sous-vide est demandée.
© MRE Paca

La vente directe peut s’avérer chronophage suivant les stratégies et à défaut d’une bonne organisation.

Suivant la distance de votre exploitation à l’abattoir le plus proche, le temps de transport pour amener ses agneaux à l’abattoir et récupérer les carcasses peut être assez long. Pour l’optimiser, il est important de grouper au mieux ses ventes. Il est aussi possible de s’organiser avec des voisins ou des prestataires pour réduire le temps passé sur la route.

20 minutes pour découper un agneau

Les temps liés à la découpe et la transformation sont importants si vous choisissez de le faire vous-même et de ne pas faire appel à un prestataire. Il faut compter en moyenne 20 minutes pour découper un agneau et environ deux heures pour désosser et transformer une brebis. Il faudra ajouter le temps de préparation des colis : de 10 minutes pour ranger un agneau dans un carton à 30 minutes si la prestation comprend la mise sous vide. Enfin, il ne faut pas oublier le temps de nettoyage de l’atelier.

Démarchage des clients, présentation et visite de la ferme

La remise au client des colis est aussi une activité qui prend du temps que ce soit pour la vente à la ferme, la livraison au client, les marchés ou les magasins de producteurs. Il est nécessaire de s’organiser pour grouper ces temps sur des créneaux que vous aurez choisis.

À cela s’ajoute en préalable un temps de relation client qui va du démarchage des clients au temps passé pour la présentation des produits et de la ferme lors de la prise de commande.

En conclusion, la vente directe est une activité chronophage. Le temps à y consacrer va parfois être en concurrence avec d’autres activités sur la ferme : fenaison, préparation de la transhumance, etc. Il est donc nécessaire lors du développement de ce mode de commercialisation de prendre ce facteur en compte et de réfléchir à son optimisation.

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